CPI : Fatou Bensouda tire un bilan assez positif de son mandat

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Dakar, 22 mai (APS) - La Gambienne, Fatou Bensouda, procureure sortante de la Cour penale internationale, a estime, samedi a Dakar, avoir fait un mandat assez positif de neuf ans au sein de cette judiriction internationale. Je suis a la fin de mon mandat, un procureur est elu pour un mandat de neuf ans, j'ai ete elue en 2012 et, dans quelques jours, ce sera fini. Je pense que j'ai fait un bilan assez positif au regard de tout le travail accompli. Il y a eu vraiment des succes, des defis et des challenges, a dit la procureure. Bensouda elevee, vendredi, au rang de Commandeur dans l'ordre nationale du lion par le chef de l'Etat senegalais Macky Sall, a assure avoir eleve le niveau de la CPI. Je pense que le niveau ou j'ai trouve la CPI est aujourd'hui beaucoup plus eleve et je remercie tout le monde, les Etats-parties, l'Afrique et surtout le Senegal pour le soutien pendant mon mandat, a-t-elle souligne au cours d'une conference de presse. Il fallait beaucoup de devouement et  de motivation pour mener a bien un travail pas facile de procureure a la CPI, a fait remarquer la magistrate gambienne, en rappelant que la cooperation est importante dans cette mission, en plus d'avoir la posture d'un diplomate pour mener a bien les enquetes dans les differents pays. Dans les defis, le plus dur est relatif aux temoins parce que nous avons la responsabilite de securiser les temoins. On a vu dans l'exemple du Kenya que des temoins ont ete retrouves et detournes contre la Cour, ce qui a entraine l'abandon de ce dossier en faveur  du president Uhuru Kenyatta accuse de crimes contre l'humanite apres l'election presidentielle de 2007 qui avait fait 1300 morts, a -t-elle regrette. Tout est fait dans la negociation, car on n'a pas de pouvoir d'oppression. On negocie toujours avec le pays pour les mandats. Si on ouvre une enquete, on va voir avec qui travailler dans le pays concerne. (...) parfois on n'a point besoin d'assistance, on vient mener nos enquetes normalement. Le travail est tres difficile, a-t-elle reconnu. La magistrate gambienne dit avoir ete guidee par la transparence durant tout son mandat qui prend fin le 14 juin prochain. Au sujet du dossier relatif a la crise ivoirienne, la procureure sortante de la CPI a declare ne pas avoir de regret, apres l'acquittement de Laurent Gbagbo et de Ble Goude son co-detenu a la CPI. Je ne faisais que mon travail en tant que procureure dans l'affaire Laurent Gbagbo et Ble Goude. Il n'y  avait rien de personnel. Il s'agissait de mon travail, un sacerdoce a remplir. On a eu beaucoup de difficultes a presenter les preuves et quand on a termine, les juges les ont juges insuffisantes, fait valoir Mme Bensouda. Elle estime n'avoir attaque personne sur cette affaire. Je faisais mon travail, je suis procureur, si je juge que la loi n'a pas ete bien dite, je saisis la chambre la plus elevee sur la base des aspects juridiques, a-t-elle dit soulignant qu'elle avait une responsabilite en tant que la procureure de laisser une jurisprudence". Elle a ajoute que les choses ont ete tres complexes sur cette affaire car trois juges sur deux n'etaient pas d'accord sur les preuves presentees. Je respecte leur decision, j'ai fait mon travail, je n'ai rien contre Gbagbo et je n'ai pas de regret, a-t-elle insiste. La magistrate est egalement revenue sur les sanctions infligees contre sa personne par l'administration de l'ancien president americain Donald Trump. C'etait tres dur, on a confisque mon visa. On avait beaucoup de soucis, mais cela n'a pas empeche de faire mon travail. Aujourd'hui, Dieu merci, la nouvelle administration estime que ces sanctions n'avaient pas de sens", a-t-elle fait observer. Certains propagent l'information selon laquelle la CPI n'instruit qu'en Afrique, je precise que d'autres pays comme la Colombie, la Palestine, le Venezuela, les Philippines, la Tunisie, l'Afghanistan, Georgi, Ukraine, sont concernes, s'est-elle defendue. Elle a rappele que la premiere responsabilite de la resolution des crimes contre l'humanite revenait aux Etats en premier lieu avant l'intervention de la CPI.