3, 2 millions de dollars pour un projet d'irrigation solaire dans la vallee du fleuve

Environnement

Dakar, 8 avr (APS) - Un projet d'irrigation solaire cense promouvoir une agriculture intelligente face au climat a ete lance jeudi a Dakar a l'initiative de l'Institut mondial pour la croissance verte au Senegal (CGGI) pour un montant de 3,2 millions de dollars, a constate l'APS. Le projet prevu a etre mise en oeuvre pendant trois ans va intervenir dans la Vallee du fleuve Senegal. Il est finance par le Fonds de Qatar pour le developpement avec une co-contribution de 340 mille dollars, a-t-on appris lors de son lancement. Ce fonds a la particularite de rassembler plusieurs acteurs du secteur et du domaine de l'agriculture, pour venir a pied deux grands volets d'une part la solarisation des stations de pompage utilisees pour la production rizicole dans la vallee du Senegal, des ouvrages d'irrigation, a explique, Romain Brillie representant resident GGGI au Senegal. Le projet vise egalement a appuyer la diffusion de pratiques d'agriculture intelligente face aux changements climatiques sur un perimetre d'environ 1800 hectares, touchant un peu plus de 5000 riziculteurs dans cette zone. Je note le tres fort engagement des acteurs notamment du ministere de l'Agriculture mais aussi de la SAED du FONSIS et de la Banque agricole, a souligne Brillie. Il a fait savoir que ce projet avait egalement pour ambition de travailler avec ces acteurs sur la mobilisation de financement a grande echelle pour cette solarisation et ces pratiques d'agriculture plus intelligente. Le but est de diminuer de plus de 20 000 tonnes de carbone grace a l'installation des stations de pompage des emissions de gaz a effet de serre, de la riziculture irriguee. Le volet de l'agriculture intelligente face au climat, permettra egalement, a diminuer les emissions de gaz a effet de serre, notamment l'introduction des pratiques du systeme de riziculture irriguee, la seule ambition climatique en matiere d'attenuation, a-t-il fait valoir. Il a insiste sur le fait qu'un etait attendu sur deux indicateurs, notamment l'amelioration des rendements des revenus des producteurs, partant, de leur resilience aux changements climatiques. Nous allons travailler dans cette region du fleuve Senegal qui est assez vaste. L'idee est que sur la base des resultats concluants, nous pouvons progressivement etendre cette technologie dans d'autres localites du pays, a promis le representant resident du GGGI. SBS/AKS/OID