Abdoulaye Diop appelle a entretenir la flamme de la Renaissance africaine

Culture

Dakar, 3 avril (APS) - Le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop appelle a "entretenir la flamme de la Renaissance africaine, dans le sillage de grands intellectuels africains ayant theorise ce concept. S'exprimant a l'occasion  de la Journee de la renaissance africaine, celebree samedi, a Dakar, M. Diop a invite a "entretenir la flamme de la renaissance theorisee par les aines comme Alioune Diop, editeur de Presence africaine", la revue panafricaine que ce dernier avait fondee en 1947, avec l'ambition de contribuer a la promotion de la culture africaine.     Le Burkina Faso est le pays invite d'honneur de cette manifestation, une maniere de saluer "le dynamisme culturel de ce pays frere et les relations exceptionnelles entre les deux pays".   La ministre burkinabe de la Culture, des Arts et du Tourisme, Elise Foniyama Thiombiano, a de son cote invite a "mutualiser nos energies" pour relever le defi des devanciers de la renaissance africaine que sont Kwame Khrumah, Gamal Abdel Nasser, Cheikh Anta Diop, Abdoulaye Wade, entre autres.    "Celebrer une journee qui a ete officiellement reconnue par l'Union africaine comme etant la journee de la renaissance africaine s'avere important", a-t-elle dit en presence de plusieurs invites parmi lesquels les ambassadeurs de Cuba et d'Inde.   "Il s'agit de faire une introspection du sens de ce concept de la Renaissance africaine au debut de la troisieme decennie de ce 21e siecle, pour comprendre les ecueils et les efforts a consentir pour y parvenir", a ajoute la ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso.   Dans ce cadre, il est necessaire de "mutualiser nos energies et nos ressources afin de relever ce defi que nos devanciers ont lance", a-t-elle poursuivi.   "Aujourd'hui, notre tour est arrive d'entamer la seconde phase de la Renaissance africaine qui consiste a poursuivre le reve de Cheikh Anta Diop qui est celui de l'unite et de l'affirmation de notre identite", a lance Elise Foniyama Thiombiano.   A l'en croire, il s'agira "de permettre au peuple noir de repondre aux besoins historiques politiques et culturels, de se reconnaitre different des autres peuples, entre autres".    Elle a par ailleurs invite a une remobilisation pour atteindre la seconde phase de la Renaissance africaine et appele a travailler ensemble pour l'emergence d'un destin nouveau pour le continent africain.   A ce sujet, elle estime que le monument de la Renaissance africaine, realise sous l'ere du president Abdoulaye Wade et installe a Ouakam, un quartier de Dakar, est "un element de fierte pour tous les Africains".   L'Afrique "toute entiere est reconnaissante" a l'endroit du Senegal pour avoir realise ce monument, a indique la ministre de la Culture du Burkina, pays abritant le siege de l'Institut des peuples noirs.   Les conferenciers que sont  le professeur Hamady Bocoum, directeur general du Musee des civilisations noires, et l'ecrivain Djibril Diallo Faleme sont revenus largement sur le concept de la Renaissance africaine dont ils ont retrace l'historique et evoque les "defis".   Pour Hamady Bocoum, en particulier, "l'unite culturelle doit etre convoquee pour baliser l'unite des peuples".