Le report des locales et les attentes autour de l'adresse a la nation du chef de l'Etat au menu

Politique

Dakar, 3 avr (APS) - La politique occupe toute sa place dans les quotidiens parvenus ce week-end a l'APS et dont l'interet se partage entre le report des elections locales et les attentes autour du discours a la nation du president de la Republique a la veille du 61e anniversaire de l'accession du Senegal a la souverainete internationale. L'Assemblee nationale, reunie vendredi en pleniere, a adopte un projet de loi portant report des elections territoriales et prorogation du mandat des conseillers departementaux et municipaux.   Ces consultations, initialement prevues en decembre prochain, avaient ete reportees sine die. Elles se tiendront finalement le 31 janvier 2022 "au plus tard".   Selon le journal Le Quotidien, l'Assemblee nationale "est allee dans le sens de l'amendement du gouvernement", sachant que l'opposition avait propose que ces elections se tiennent le 19 decembre 2021 "au plus tard". "L'Etat tranche le debat", note le quotidien L'As. "Entre le mois de fevrier 2022 que proposait la majorite et une organisation en decembre 2021 souhaitee par l'opposition, le gouvernement a coupe la poire en deux, en introduisant un amendement instaurant le 31 janvier 2022 comme la date de tenue, au plus tard, des elections locales", observe Enquete.   Lii quotidien, de maniere prosaique, soulignent qu'avec ce report, les elus locaux "grignotent encore quelques mois", avec la "caution" de l'Assemblee nationale, selon le mot de Sud Quotidien. Ce journal rapporte que le report des elections locales a ete vote "a la majorite des deputes, sous la diligence du ministre de l'Interieur, Antoine Felix Abdoulaye Diome, malgre le refus de l'opposition parlementaire". Le Soleil signale que M. Diome "a donne les raisons de ce report lie notamment a l'evaluation du processus electoral et l'audit du fichier", etant entendu que la gestion de la maladie a coronavirus a aussi induit des contraintes de temps. Vox Populi evoque "une folle journee de procedures et de debats houleux, comme on pouvait s'y attendre" du reste, soulignant que le ministre de l'Interieur "resiste aux assauts de flamboyants opposants, demonte deux questions prealable et prejudicielle", avant de voir adopte le projet de loi qu'il defendait. "Comme il fallait s'y attendre" egalement, "le projet de loi portant report des elections locales et prorogation du mandat des conseillers locaux est passe comme lettre a la poste", souligne Walfquotidien, qui conclut sur ce sujet en ajoutant que les deputes de l'opposition craignent desormais "un report des legislatives jusqu'en 2024". Un autre sujet politique occupe les quotidiens, il s'agit de celui concernant le message a la nation que le chef de l'Etat Macky Sall doit prononcer ce samedi soir a la veille de la commemoration de l'anniversaire de l'independance du Senegal. "Grand oral aux enjeux politiques", constate Kritik' a propos de ce message parti pour avoir "une saveur amere cette annee", selon le journal faisant par exemple allusion a la crise sanitaire induite par la maladie a coronavirus. "Au sortir d'une periode turbulente marquee par des manifestations de divers ordres, Macky Sall devra trouver les mots justes pour apaiser les Senegalais et baisser la tension ambiante dans le pays", ecrit Kritik'.   "Si le plan concocte pour apporter une reponse aux jeunes desoeuvres et sans emploi aura une articulation singuliere dans son speech, c'est le calendrier electoral mais surtout sur (le theme du) troisieme mandat que le locataire du palais est attendu", croit savoir Kritik'.    Le Quotidien estime que cette adresse presidentielle va etre un "message a une nation convalescente" qui se releve doucement de bouleversements sociopolitiques inattendus. Le journal offre a ses lecteurs une lecture anticipee "d'une  seance de massage a un pays convalescent", en parlant de ce message a la nation. "Sweet d'un message", surtitre aux allusions si bien entendues, enrobe le propos de cette publication de sous-entendus conduisant directement a l'affaire visant l'opposant Ousmane Sonko. Les demeles de ce dernier avec la justice avaient provoque debut mars une explosion de violence sans precedent qui a revele les fragilites sociales et les contradictions mortelles d'un pays pourtant jusque-la repute pour sa stabilite en Afrique de l'Ouest.   Treize personnes ont ete tuees dans les violences nees de l'arrestation, debut mars, de l'opposant Ousmane Sonko.   Le leader de PASTEF/Les Patriotes, qui a ete par la suite place sous controle judiciaire, est accuse de "viols repetes" et de "menaces de mort", par une employee d'un salon de beaute et massage dakarois.   La mise en liberte de M. Sonko apres quatre jours de garde a vue pour troubles a l'ordre public et participation a une manifestation non-autorisee a ete precedee de scenes d'emeutes et de pillages a Dakar et dans d'autres localites du Senegal.   Pour dire le moins, l'exercice auquel doit se livrer le president de la Republique a partir de 20 heures plonge le quotidien L'Observateur dans une serie de questionnements lies au contexte "post-crise". Et le journal de se demander "quelle devrait etre la teneur de son discours ? Sur quoi devrait-il axer son speech pour susciter un brin despoir chez les jeunes hantes par le chomage et l'oisivete ?".   Ou alors : "Apres analyse des derniers evenements qui ont secoue le pays (le president Sall) devrait-il redefinir sa politique gouvernementale ?" Autant d'interrogations legitimement soulevees par L'Observateur.