Affaire Sonko : BBY appelle a la raison et a la serenite

Politique

Dakar, 4 mars (APS) - La coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), regroupant le parti au pouvoir et ses allies "en appelle a la raison et a la serenite" et reitere "sa condamnation ferme des actes de vandalisme" notes relativement a l'affaire Ousmane Sonko. L'opposant avait ete arrete par des elements du Groupement d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), au moment ou il se rendait au palais de justice de Dakar pour deferer a une convocation d'un juge d'instruction.   Ousmane Sonko, depute et candidat a l'election presidentielle de 2019, etait convoque par le magistrat a la suite d'accusations de "viols repetes" et de "menaces de mort" portees sur lui par une employee d'un salon de beaute et de massage situe a Dakar.   Dans un communique, le secretariat executif provisoire (SEP) de BBY, se disant "fidele a ses principes de respect des droits imprescriptibles de l'homme et son attachement a l'Etat de droit, en appelle a la raison et a la serenite pour que les citoyens de ce pays, de quelque bord qu'ils se situent, considerent, dans une parfaite equite, que le respect attache a la presomption d'innocence de l'accuse, Ousmane Sonko, doit etre le meme que celui du a la presomption de bonne foi de l'accusatrice, Adji Sarr", la masseuse en question.   "En consequence, le SEP/BBY, tout en reiterant sa condamnation ferme des actes de vandalisme portant prejudice aux populations, travailleurs, commercants, du formel comme de l'informel, citoyens vaquant a leurs affaires pour subvenir aux besoins de leur famille, demande qu'on laisse la justice entendre les deux parties et dire le droit sur la question, afin que la paix et la stabilite triomphent pour tous".   L'arrestation de M. Sonko, au moment ou sa voiture le conduisait au palais de justice, etait nee d'un desaccord entre l'opposant et les forces de l'ordre sur l'itineraire que l'opposant devait emprunter pour aller repondre au juge d'instruction.    Des heurts ont ensuite eclate entre ses militants et des elements du GIGN, violences qui ont redouble d'intensite, jeudi, dans plusieurs villes du pays.   A Bignona (sud), une ville reputee etre le fief electoral de M. Sonko, un jeune age d'une vingtaine d'annees a ete tue lorsque des manifestants ont erige des barricades sur les principaux axes de ladite commune, a appris le correspondant de l'APS a Ziguinchor (sud) de plusieurs sources locales.    Le gouvernement a annonce le meme jour dans la soiree l'ouverture d'une enquete pour "determiner les circonstances" de la mort de ce jeune.