L'avenir du Conseil Constitutionnel reside dans la legitimite de ses decisions President

Justice

Dakar, 7 dec (APS)-  L'avenir du Conseil Constitutionnel reside non seulement dans la legitimite et dans l'autorite de ses decisions mais aussi dans les relations qu'il parviendra a etablir avec les autres juridictions communautaires, a soutenu lundi son president Pape Oumar Sakho. Meme si la specialisation de la juridiction constitutionnelle a fait du juge constitutionnel , nous sommes conscients et convaincus que l'avenir du Conseil constitutionnel est fonction de son aptitude a consolider l'Etat de droit par ses methodes et ses techniques de controle de constitutionnalite des lois et de regulation electorale a indique le president du Conseil Constitutionnel senegalais' Pape Oumar Sakho en ouvrant le colloque sur le conseil constitutionnel senegalais dans un contexte d'integration regionale : passe present et devenir.  Son avenir a-t-il affirme reside non seulement dans la legitimite et dans l'autorite de ses decisions, mais aussi dans les relations qu'il parviendra a etablir avec les autres juridictions communautaires. Il s'agira selon lui de revenir sur l'evolution de la justice constitutionnelle, la protection des droits fondamentaux, le contentieux de la constitutionnalite, le contentieux electoral et le dialogue entre le juge constitutionnel et les autres juges (nationaux et internationaux). Sous ce rapport, a-t-il note notre institution vit, a l'heure actuelle, un processus de transformation avec des implications positives sur le plan interne et sur le plan international. Nous faisons reference a la correlation qu'etablit le Conseil entre la consolidation de l'Etat de droit et le renforcement des droits fondamentaux en matiere de controle de constitutionnalite et en matiere electorale. Dans ce sillage, le president du Conseil Constitutionnel a ajoute que la democratie et le constitutionnalisme sont aujourd'hui les piliers de nos systemes politiques. C'est pourquoi,  il est necessaire, face aux menaces graves contre les acquis de l'Etat de droit, la liberte et l'ouverture, de trouver des espaces de concertations et de cooperation, afin de rendre les relations inter- institutionnelles non conflictuelles. Pour le directeur regional du programme pour la promotion de l'Etat de droit en Afrique subsaharienne de la Fondation Konrad Adenauer, partenaire financier de ce colloque, Ingo Badoreck, le Conseil Constitutionnel senegalais d'avoir 28 ans avec plus de cent decisions a son compteur. Il a donc une place importante dans la marche democratique de l'Etat, meme s'il faut reconnaitre que les citoyens ne le connaissent pas bien. En effet, a-t-il explique que la grande majorite des citoyens ne connaissent que les contributions en matiere electoral du Conseil. Ces attributions ont donne naissance a des debats intenses, comme dans la plupart des Etats africains.  Ainsi, a-t-il rappele des initiatives inclusives ont ete mises en oeuvre surtout lors des processus electoraux pour impliquer la societe dans le processus. On peut noter le cas du Conseil Constitutionnel senegalais qui avait associe la societe civile lors de la verification des parrainages a l'election presidentielle de 2019. Revenant sur le theme du colloque, M. Badoreck a souligne que il nous permettra dfe revenir d'abord sur la trajectoire du  Conseil Constitutionnel senegalais en faisant le bilan de ses activites comme acteur principal de la justice constituionnelle, de ses modes de saisine et de l'acces a la justice au Senegal avant d'ouvrir des perspectives a l'echelle regionale. Cette rencontre de deux jours (7 et 8 decembre) a vu la participation du Vice-president de la Cour de justice de la CEDEAO, du representant de la Cour de justice de l'UEMOA et de plusieurs membres de Cours et de Conseils constitutionnels de la sous- region. SKS