Accroissement du deficit budgetaire au 3e trimestre (DPEE)

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Dakar, 7 dec (APS) - Le deficit budgetaire s'est accru au troisieme trimestre 2020 consecutivement a la contraction des ressources internes et a l'augmentation des charges de l'Etat, selon la Direction de la prevision et des etudes economiques (DPEE).   La gestion budgetaire au cours des trois premiers trimestres de 2020, a ete caracterisee par l'avenement de la crise sanitaire de la Covid-19 qui a entraine l'accroissement du deficit budgetaire consecutif a la contraction des ressources internes et a l'augmentation des charges de l'Etat, souligne la DPEE dans sa Note de conjoncture du troisieme trimestre.    Dans ce document publie au plus tard 45 jours apres la fin du trimestre, la DPEE releve qu'en effet, le solde budgetaire est ressorti deficitaire a 1226,8 milliards contre 562,2 milliards a la meme periode de l'annee precedente.    Selon la note consultee par l'APS, cette orientation reflete l'execution soutenue des depenses publiques avec un bond de 24,5%, doublee d'une diminution des ressources mobilisees de 2,9%, en liaison avec la baisse de l'activite economique sur la periode.   La DPEE rapporte que les ressources mobilisees, a fin septembre 2020, sont estimees a 1880,5 milliards et se decomposent en recettes budgetaires, en dons et recettes exceptionnelles pour des montants respectifs de 1737,6 milliards, 122,7 milliards et 20,2 milliards.    Ces ressources se sont globalement contractees de 53,6 milliards en liaison avec la baisse des recettes budgetaires, en depit du relevement significatif des dons budgetaires et de l'apport des recettes exceptionnelles.    La Note de conjoncture signale en effet que les recettes budgetaires sont passees de 1810,5 milliards a fin septembre 2019 a 1737,6 milliards a la fin du troisieme trimestre 2020, soit une diminution de 4% liee au repli des droits de douane, de l'impot sur le revenu, des taxes sur la consommation, sur le petrole et des droits de timbre.    Les droits de douane, pour leur part, se sont inscrits en baisse, passant de 588,9 milliards a 511,7 milliards sur la periode, soit une contraction de 77,3 milliards (-13,1%).    Ce repli est explique autant par la TVA a l'importation que par les droits de porte qui sont evalues respectivement a 295,3 milliards et 194,5 milliards, soit des baisses au meme taux de 12,9% sur la periode sous revue, selon la DPEE.    L'impot sur le revenu a egalement chute de 9,6 milliards (-3,2%) pour se situer a 288,5 milliards, en glissement annuel.    Cette baisse concerne aussi les droits de timbre et la taxe specifique sur le petrole qui se sont replies respectivement de 31,8% et 8,2%, sur une base annuelle, pour s'etablir respectivement a 12 milliards et 96,9 milliards en fin septembre 2020.    La DPEE souligne en revanche qu'une mobilisation satisfaisante des taxes portant sur la TVA interieure hors petrole (259,3 milliards), le FSIPP (34,3 milliards) et les revenus des domaines (32 milliards) a permis d'attenuer cette baisse avec des hausses respectives de 16,8%, 154,2% et 8% sur la periode.   Les depenses publiques sont evaluees a 3107,7 milliards a fin septembre 2020 contre un montant de 2496,3 milliards, un an auparavant, soit un accroissement de 611 milliards (+24,5%).    Cette orientation traduit les hausses des depenses d'investissement (+25,3%) et celles courantes (+24%), dans un contexte de prise en charge des urgences liees a la crise sanitaire de la Covid-19, notamment la mise en place des infrastructures de soutien et les programmes d'appui aux entreprises et aux populations, explique t-on.   L'accroissement des autres depenses courantes est porte par la hausse de 91,2% des transferts et subventions (907,1milliards), en liaison avec les programmes de soutien de l'Etat aux populations et a l'economie face aux effets de la Covid-19.   OID/AKS