Les flux financiers illicites coutent a l'Afrique une cinquantaine de milliards de dollars par an (Rapport)

Economie

Les flux financiers illicites echanges transfrontaliers de valeur, monetaire ou autre, qui est illegalement percue, transferee ou employee coutent aux pays africains une cinquantaine de milliards de dollars par an, bien plus que l'aide publique au developpement que le continent recoit chaque annee, a souligne dans le rapport de la CNUCED son secretaire general, Mukhisa kituyi.La Conference des Nations Unies sur le Commerce et de Developpement (CNUCED) qui a emis ce rapport de 2020 dit se pencher sur la relation entre les flux financiers illicites et le developpement durable en Afrique.Selon M.kituyi, le Rapport 2020 adopte une approche methodologique pluridisciplinaire, integre les questions de genre dans l'analyse et prend en compte la durabilite environnementale dans la conceptualisation du developpement durable. Il inscrit ses recommandations dans le contexte plus large de la Zone de libre-echange continentale africaine (ZLECAF), qui est un nouvel espoir pour le continent et une occasion de reecrire l'histoire.Dans ce rapport, le secretaire general annonce sans donner une date precise que la phase preparatoire de la quinzieme session de la Conference des Nations Unies sur le commerce et le developpement va se tenir a la Barbade (iles des Caraibes).Il dit esperer que les elements factuels et les recommandations figurant dans le rapport contribueront a ameliorer les politiques destinees a remedier a l'ampleur et a l'impact des flux financiers illicites, jetant ainsi les bases d'une Afrique plus forte et resiliente a meme de surmonter les obstacles actuels et a venir.La Conference des Nations unies sur le commerce et le developpement (CNUCED) est un organe subsidiaire de l'Assemblee generale des Nations unies cree en 1964, qui vise a integrer les pays en developpement dans l'economie mondiale de facon a favoriser leur essor. Organisme intergouvernemental permanent, la Cnuced compte 193 Etats membres.