Macky Sall reaffirme la poursuite du programme decennal de lutte contre les inondations

Collectivit├ęs locales

Dakar, 22 oct (APS) - Le president de la Republique, Macky Sall, a reaffirme, jeudi, a Diamniadio, l'ambition de l'Etat de poursuivre le programme decennal de lutte contre les inondations, notamment a Keur Massar, en vue notamment de preserver des eaux de pluies cette zone de la grande banlieue dakaroise. "Nous allons poursuivre le programme decennal de lutte contre les inondations. Nous venons d'en faire l'evaluation, nous en sommes a 506 milliards de francs CFA depuis 2012. Il nous faut aller au-dela des 760 milliards de francs CFA qui ont ete programmes", a-t-il dit en presidant la Journee nationale de la decentralisation (JND).   Le programme decennal de lutte contre les inondations va demarrer a Keur Massar, dans la grande banlieue dakaroise, a indique Macky Sall, precisant que les appels d'offres ont ete deja finalises.   Dans ce cadre, le Projet de gestion des eaux pluviales et d'adaptation au changement climatique (PROGEP), de concert avec les  ministeres des Collectivites locales, de l'Assainissement et de l'Eau, ainsi que l'Office national de l'assainissement (ONAS), "va s'atteler pour qu'au moins d'ici l'hivernage prochain, quelle que soit la quantite d'eau dans la zone,  Keur Massar soit sauvee des eaux", a fait savoir le president Sall.   Il a demande la poursuite de ce programme dans d'autres localites du Senegal, pour notamment liberer les voies et exutoires des eaux pluviales.   "Nous avons beaucoup fait sur les inondations, 506 milliards de francs CFA. Il en faut beaucoup si nous voulons regler le probleme", a insiste le president Sall.   Il a demande la fin de l'occupation de certaines zones d'eau et lacs, dans lesquels des populations s'installent apres remblaiement des sites en question, donnant l'exemple du Technopole.    "Ce combat est celui des collectivites locales avant d'etre celui de l'Etat", a-t-il dit, avant d'interpeller les maires sur la question des autorisations de construire, qu'il qualifie de permis de complaisance".   "On a beau travailler, on a beau faire, si on continue de laisser les gens faire ce genre de pratiques, notre bilan, a la fin, ne sera pas reluisant", a souligne Macky Sall.