Un officiel souligne le role preponderant du secteur prive dans la mise en oeuvre de la politique climatique

Environnement

Dakar, 24 juil (APS) - Le secteur prive, au regard de ses capacites d'investissement, a un role important a jouer dans la mise en oeuvre de la politique climatique mondiale a laquelle les collectivites territoriales doivent egalement contribuer en tant que "cadres appropries d'experimentation, a declare Cheikh Ndiaye Sylla, directeur de cabinet du ministre de l'Environnement et du Developpement durable. M. Ndiaye, presidant vendredi a Dakar, la ceremonie officielle de lancement du quatrieme programme de preparation du Fond vert pour le climat (FVC), dont l'agence d'execution au Senegal est la Banque agricole, a souligne l'importance du secteur prive dans le processus de mise en oeuvre de la politique climatique mondiale.    Il a evoque "la place de choix qu'occupe le secteur prive dans ce processus au regard du role que l'Etat lui accorde dans la mise en oeuvre du PSE, le Plan Senegal emergent, nouveau cadre global de mise en oeuvre des politiques de developpement du gouvernement senegalais.    Selon le directeur de cabinet du ministre de l'Environnement et du Developpement durable, la place du prive dans la mise en oeuvre de la politique climatique mondiale, se justifie par le fait que ce secteur "regorge de possibilites d'investissement dans les secteurs strategiques".   "Ce choix epouse celui du Fonds vert pour le climat qui, en organisant la conference sur la mobilisation du secteur prive, a magnifie le role preponderant des investissements prives dans la mise en oeuvre de la politique climatique mondiale", a indique Cheikh Ndiaye Sylla.    Les collectivites territoriales, "en tant qu'acteurs a part entiere dans ce processus, sont interpellees pour la mise en oeuvre de la politique climatique mondiale, "au meme titre que les autres acteurs cles", a-t-il dit.    "Elles constituent les cadres appropries d'experimentation de l'approche territoriale en matiere de lutte contre les changements climatiques, et doivent, de ce fait, servir de vivier pour tester les politiques d'attenuation et d'adaptation, avant leur mise a l'echelle", a explique Cheikh Ndiaye Sylla.    Le 4e programme de preparation du Fonds vert pour le climat (FVC) devrait permettre, a terme, de developper un portefeuille de projets bancables avec "une forte implication" du secteur prive, a-t-il ajoute.    "Aujourd'hui, nous lancons le quatrieme programme avec la Banque agricole comme agence d'execution, dans le but de renforcer les capacites nationales en vue de tirer profit des opportunites qu'offre la finance climatique", a poursuivi M. Sylla.   Le Fonds vert pour le climat se veut un instrument financier de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNCCC).    A ce titre, "il accompagne les pays a mettre en oeuvre leur contribution determinee nationale (CDN), mais aussi et surtout a soutenir une trajectoire de developpement transformationnelle sobre en carbone et resiliente aux changements climatiques", a precise le directeur de cabinet du ministre de l'Environnement et du Developpement durable.    L'objectif etant selon lui de contribuer a l'atteinte de l'objectif mondial de limitation de la temperature du globe a +2degC, voire, 1.5degC d'ici 2050.    Pour ce faire, le FVC doit mobiliser, a partir de 2020, 100 milliards de dollars US par an pour soutenir les efforts des pays en developpement dans des domaines prioritaires tels que l'industrie, l'energie, le transport, l'agriculture, la foresterie, l'urbanisme, a rappele Cheikh Ndiaye Sylla.   "Apres la mise en place du cadre d'operationnalisation du Fonds vert pour le climat au Senegal, a-t-il releve, il nous faut de plus en plus mettre l'accent sur l'action pour ameliorer le niveau de conformite de notre pays par rapport aux engagements internationaux auxquels nous avons souscrits, au titre de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et l'Accord de Paris sur le climat".   Il note que "cette phase est decisive dans notre politique climatique, car elle doit permettre, en collaboration avec les entites d'execution, notamment la Banque agricole, de developper un portefeuille de projets innovants et resilients au climat".    "Au-dela, a signale M. Ndiaye, ce programme de preparation devrait permettre de renforcer les capacites des autres parties prenantes pour creer les conditions d'une prise en charge efficace des priorites nationales en matiere de changement climatique".    Selon lui, ce programme "va sans aucun doute accelerer ce processus d'accreditation et permettre a notre pays de renforcer son dispositif pour un acces direct au financement de ce fonds".