Affaire des oryx : les initiatives privees beneficient d'un accompagnement (communique)

Environnement

Dakar, 7 juil (APS) - Les initiatives privees beneficient depuis les annees 2000 d'un accompagnement du ministere de l'Environnement et du Developpement durable sur la base de protocoles portant sur l'acquisition, a partir de ses sites, de noyaux de repeuplement d'especes, rappelle un communique faisant suite aux allegations selon lesquelles des antilopes oryx auraient ete transferees dans une reserve privee.   "Depuis les annees 2000, le ministere de l'Environnement et du Developpement durable accompagne (...) les initiatives privees via des protocoles qui portent sur l'acquisition, a partir de ses sites, de noyaux de repeuplement d'especes, conformement aux missions de la DPN", la Direction des parcs nationaux, souligne le texte.   Il precise que ces protocoles d'accord ou conventions definissent le cadre du partenariat entre l'Etat, represente par la DPN, et le promoteur qui peut etre une personne physique ou morale.   Le communique souligne qu'ils comportent des engagements fermes des deux parties et precisent dans leurs premieres lignes que toute population d'especes cedee, reste un patrimoine de l'Etat. Il en est de meme pour la faune sauvage autochtone trouvee sur place, insiste le texte.    De plus, rappelle-t-il, les especes integralement ou partiellement protegees ne peuvent faire l'objet de transaction commerciale internationale ou d'abattage.    Le communique signale que la DPN se reserve le droit de veiller sur le bien-etre des especes et le respect des principes generaux de la conservation de la faune sauvage.   Il y a aussi que dans le cadre de la diversification des sites de repeuplement, de la securisation des effectifs, du renforcement du potentiel genetique et de la lutte contre les maladies animales, d'autres demandes sont en instance au niveau de la DPN, informe le communique.    Pour la mise en oeuvre des protocoles, explique-t-il, les aspects techniques (capture, transfert, lacher, suivi et controle...) sont geres par la DPN. Les cas d'accidents (mortalite, fracture, etc.), qui surviennent au cours des operations techniques, sont documentes.   La Direction des parcs nationaux signale que de huit individus, la population des oryx est passee, aujourd'hui, a plus de 500.    Selon le texte, "le Senegal a une solide experience dans le domaine de l'elevage de la faune sauvage. Ainsi, tout acteur interesse par la gestion durable de cette faune en captivite ou semi captivite, peut en manifester le besoin, se faire evaluer par les services techniques et obtenir un protocole".    Ainsi, depuis leur creation, les parcs et reserves du Senegal ont repondu dans une tres large mesure aux objectifs qui leur sont assignes. "Certaines especes de faune, en l'occurrence les antilopes sahelo-sahariennes telles que l'oryx algazelle, la gazelle +dama mhorr+ et la gazelle +dorcas+ qui avaient disparu du pays, ont fait l'objet d'une reintroduction reussie", se felicite le communique.    Cette politique, souligne le texte, est d'ailleurs a l'origine de la mise en place de la reserve speciale de faune de Guembeul (RSFG) en 1983, avec comme objectif de conserver son ecosysteme et de servir de site d'acclimatation de la faune sahelienne reintroduite.    De fait, Guembeul est un centre experimental d'elevage de faune sahelienne, notamment des gazelles, et constitue le premier centre d'elevage des antilopes sahelo-sahariennes (ASS) en Afrique de l'Ouest et un des 12 centres d'elevage de la gazelle "dama mhorr" (Gazella dama mhorr) repertories a travers le monde.    L'aboutissement de la politique nationale en matiere de restauration et de rehabilitation de la faune sahelo-saharienne initiee au niveau de Guembeul (Saint Louis), fut la creation de l'enclos de Katane, dans la reserve de faune du Ferlo nord (Ranerou). Sa gestion administrative est confiee a la DPN en 1996, avec un debut de reintroduction d'antilopes, dont l'oryx, en 2003.