COVID-19 : la situation est encore sous contrôle au Sénégal (Pr Daouda Ndiaye)

249

Dakar, 20 mars (APS) – Le professeur Daouda Ndiaye, chef du département de parasitologie de la faculté de médecine et de pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a assuré que la situation du coronavirus au Sénégal était encore sous contrôle, en dépit d’une augmentation des cas de contamination.   "Pour moi, tant que le nombre n’est pas très élevé en termes de cas confirmés, la situation reste maintenue. La situation n’est pas encore alarmante jusqu’à présent, vu le nombre de cas testés positifs variant entre 4 à 5 cas les jours précédents", a-t-il déclaré lors d’un entretien avec l’APS.   Deux nouveaux cas de coronavirus ont été déclarés positifs au Sénégal, jeudi. Ce qui porte à 38 le nombre total de cas recensés dans le pays depuis le 2 mars, alors que cinq patients ont été déclarés guéris, a indiqué le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr.   "On est encore dans une situation stationnaire. On pourrait encore s’attendre à une augmentation plus ou moins importante du nombre de cas positifs dans les jours à venir", a fait savoir le professeur Ndiaye.   Le chef du service de parasitologie et mycologie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar a assuré qu’il pourrait arriver une période de pic occasionnant une augmentation du nombre de contaminations.Il souhaite toutefois que le pays n’atteigne pas ce stade.   "Le ministère de la Santé a tout intérêt à comprendre et maîtriser la chaîne de transmission en vue de réunir toutes les conditions devant permettre d’arrêter cette progression et d’arriver à une réduction significative, voire à une disparition de la transmission", a souligné le professeur Ndiaye.   "Tant qu’on n’aura pas cerné toutes les personnes qui ont été en contact avec des cas contaminés confirmés, il sera difficile de comprendre réellement la vitesse de propagation", a-t-il insisté.   Il a expliqué que pour certains pathogènes, la transmission, la voie de contamination et de diffusion dans l’organisme, est beaucoup plus complexe, alors qu’avec le Coronavirus, "c’est vraiment rapide".   Si tous les cas contacts confirmés sont isolés de façon à ce qu’ils ne soient pas en contact avec la population, les risques de propagation vont diminuer, a-t-il dit, en soulignant la nécessité de faire preuve de sérénité.   "L’important est de pas trop s’alarmer. Il n’y a rien d’extraordinaire par rapport à l’épidémiologie et la physiopathologie du Coronas comparé à d’autres virus comme Ebola ou le SRAS", a-t-il recommandé.