Covid-19 : les pays africains appelés à tirer les enseignements de la crise sanitaire

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Dakar, 20 mars (APS) – Le professeur Daouda Ndiaye, chef du service de parasitologie et mycologie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, a souligné la nécessité pour les Etats africains de tirer les enseignements de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus en accroissant notamment les investissements dans le secteur de la santé et de la recherche. Les enseignements à tirer de cette crise c’est qu’on doit comprendre qu’aujourd’hui le monde change. Des maladies nouvelles arrivent. On les appelle les maladies émergentes. Il faudrait que nos pays se préparent en relevant les plateaux techniques, et à davantage insister sur la recherche’’, a-t-il déclaré lors d’un entretien avec l’APS. Nous n’avons pas les moyens, ni financiers ni logistiques. Nos hôpitaux ne sont pas préparés. Nous n'avons pas de plateaux adéquats pour pouvoir gérer plusieurs dizaines de malades encore moins des centaines, a fait remarquer le professeur Ndiaye Si les les scénarios que nous voyons en Europe et en Asie se reproduisaient en Afrique,  on assisterait l’hécatombe. Il faut d’ores-et-déjà se préparer à mettre les moyens dans les systèmes de santé  dans la recherche, a-t-il averti La situation actuelle des pays développés doit nous pousser à davantage nous préparer. On est loin de connaître les pathogènes qui circulent dans ce monde. Ce n’est pas pour rien que les américains avaient anticipé à travers le concept +One Health+ (Une seule santé)’’, a insisté le chef du Département de parasitologie-mycologie de la Faculté de médecine et de pharmacie et d’odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). L’initiative +One Health+ est un mouvement créé au début des années 2000 qui promeut une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé publique, animale et environnementale aux échelles locales, nationales et planétaire. On a dépassé le cap des maladies spécifiques. Maintenant on parle de maladie globale, une seule santé, pour qu’ensemble, nous pussions aller à des résultats favorables. On en arrive aujourd’hui à parler d’antipaludéens et de virus, a-t-il fait observer. Je pense que la première chose c’est de s’inspirer du +One Health+ en regroupant toutes les expertises et en partageant toutes les stratégies pour qu’on puisse venir à bout de cette pandémie, a insisté le professeur Daouda Ndiaye. AKS/AMN/OID