L'agriculture biologique a atteint un développement irrévocable (acteur)

Agriculture

Thiès, 14 mars (APS) - Le développement de l’agriculture biologique a atteint un niveau ‘’irrévocable’’, qu’on ne peut remettre en question, a dit à l’APS un chef de mission de l’organisation non gouvernementale (ONG) Agrécol Afrique, samedi, à Thiès (ouest).   Le plaidoyer en faveur de l’agriculture biologique ‘’a atteint un niveau tel qu’il est devenu irrévocable’’, a ajouté Baye Yoro Diallo en marge d’une rencontre de promotion de l’agriculture biologique dénommée ‘’Week-end bio’’.   ‘’En 2007, en mettant en place une fédération des producteurs bio, on n’avait pas tout ce monde. Maintenant, beaucoup de gens s’y activent, avec beaucoup de labels’’, a-t-il souligné.   La multiplication des labels d’agriculture bio, parmi lesquels on peut citer ‘’Sell sellal’’, ‘’Natt bi’’ et ‘’Fenab bio’’, montre que cette forme d’agriculture ‘’est en train de vivre’’, selon M. Diallo.   Ce n’est ‘’pas par hasard’’ que le président de la République, Macky Sall, en a fait le quatrième pilier de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent, a-t-il argué.   Une variété d’acteurs évoluent dans l’agriculture bio, comme en témoigne le profil des participants à ce ‘’Week-end bio’’, de vendredi à dimanche, à Thiès, selon Baye Yoro Diallo.   Cette rencontre est organisée par l’ONG Agrécol Afrique, dans le cadre du projet ‘’Pôles de connaissances endogènes et scientifiques en agriculture biologique’’, une initiative soutenue par la GIZ, la coopération allemande.    Selon M. Diallo, l’agriculture bio est pratiquée par une diversité d’acteurs : les producteurs de semences, de biofertilisants, de biostimulants et de bio-répulsifs destinés à la commercialisation ou à l’amélioration des rendements de l’agriculture biologique et écologique. En plus des producteurs, il y a les transformateurs et les consommateurs.    Abdoul Aziz Mbaye, technicien agricole employée par Eléphant vert Sénégal, une société de production d’intrants et de solutions biologiques, partage son avis.   ‘’Le bio est une filière d’avenir au Sénégal parce que non seulement les terres sont dégradées’’, avec ‘’officiellement 65%’’ de superficies abîmées, mais aussi ‘’les producteurs se sont rendu compte que malgré l’usage des pesticides et des engrais chimiques, les rendements continuent à baisser’’, a expliqué M. Mbaye, qui fait partie des exposants du ‘’Week-end bio’’.   L’avènement des engrais bio les a sensibilisés à la nécessité d’‘’enrichir le sol, surtout par l’utilisation de la matière organique’’, a-t-il dit.    ‘’Les graines [de l’agriculture biologique] sont semées, et les gens deviennent de plus en plus conscients qu’il faut changer de méthode’’, a souligné le technicien agricole.