Talla Sylla veut que Thiès reste une ‘’ville-caïlcédrat’’

Développement Durable

Thiès, 8 mars (APS) - Le maire de Thiès Talla Sylla a fait part de sa volonté de faire en sorte que Thiès reste une ‘’ville-caïlcédrat’’, du nom de cet arbre majestueux, emblématique de la cité du rail, dont il borde les avenues et peuple de hauts-lieux du centre-ville. ‘’Quand nous nous retrouvons obligés d’abattre, parce que ça menace de tomber sur la route, sur des voitures ou des piétons, nous prenons auparavant la précaution d’abord de planter et en grand nombre les caïlcédats, puisque nous voulons que Thiès reste une ville-caïlcédrat’’, a-t-il expliqué.   Ces deux derniers mois,  une opération d’élagage à la tronçonneuse, des grosses branches de caïlcédrats a été menée sur plusieurs axes de la ville. Elle a été réalisée à l’initiative de la mairie, en rapport avec le service des eaux et forêts, seul habilité à autoriser l’abattage ou l’élagage de ces arbres, a indiqué le maire dans un entretien avec l’APS.   Evoquant la ‘’sécurité des citoyens’’, Talla Sylla relève que ‘’chaque fois que le besoin se fait sentir’’, la ville, après avoir échangé avec les Eaux et forêts, identifie les zones dont les arbres méritent d’être ébranchés.   L’hivernage dernier, un caïlcédrat s’était affaissé sur un bâtiment, causant la mort d’une dame dans l’enceinte du service du commerce de Thiès.   ‘’Il peut arriver, au niveau d’un service déconcentré, d’une école, d’un quartier, que les gens prennent l’initiative, voyant qu’il y a des risques (d’affaissement) quelque part, de saisir les Eaux et forêts’’, a-t-il confié.   La mairie reçoit parfois les demandes d’autorisation de la part de privés, qu’elle transmet ensuite au service dédié, dont la permission est indispensable.   Dans le cadre d’un partenariat avec la ville allemande de Soligen, un projet de restauration et de réhabilitation des écosystèmes de la ville de Thiès, qui a été bouclé en fin 2019, a permis, dans son volet urbain, de replanter de jeunes plants de caïlcédrat le long de l’avenue Caen, pour remplacer ceux qui sont morts.   De son nom scientifique khaya senegalensis, le caïlcédrat, encore appelé ‘’acajou du Sénégal’’,  a été planté à grande échelle depuis la période coloniale, comme arbre d’ombrage et ornemental dans certaines villes du pays, comme Thiès et Mbour.