L'assainissement, priorité numéro 1 de la commune de Kaolack, selon un consultant

Environnement

Kaolack, 4 mars (APS) – Le déficit d’ouvrages d’assainissement est le principal problème auquel sont confrontées les populations de la ville de Kaolack (centre), a fait remarquer mardi le sociologue et consultant Amadou Moustapha Diagne.   Moins de 30 % des populations de cette ville ont accès aux ouvrages d’assainissement à cause d’un réseau d’assainissement ‘’sous-dimensionné’’, a souligné M. Diagne lors d’un atelier (3-4 mars) du comité local chargé du projet de ville verte de Kaolack.   La commune fait partie des six villes sénégalaises éligibles à ce projet du Global Green Growth Institute, une organisation internationale basée en Corée du Sud, qui déclare ‘’promouvoir la croissance verte’’, c’est-à-dire ‘’un équilibre entre la croissance économique et l'environnement’’.   A Kaolack, il est difficile de construire des fosses septiques ‘’bien normées’’ à cause de la nature des sols, et la plupart des populations n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour disposer d’ouvrages d’assainissement adaptés à ces sols, selon Amadou Moustapha Diagne.    Le couvert végétal de la ville de Kaolack est également confronté à des agressions permanentes, ce qui réduit la superficie des terres habitables, a souligné M. Diagne.   Le consultant déplore par ailleurs la gestion qui est faite des ordures ménagères et des déchets plastiques de la commune, lesquels peuvent être transformés en énergie, à son avis.    Les autorités locales peuvent recourir au mix énergétique, car des sources d’énergie solaire et éolienne existent dans la commune, selon M. Diagne, qui estime à 150 tonnes la quantité de déchets produites quotidiennement par la ville.   Le recyclage de ces déchets permet d’en faire une source d’énergie et de fabriquer des engrais avec, ce qui peut générer de nombreux emplois, affirme-t-il, déplorant le faible niveau de planification des autorités communales.   Concernant l’habitat, M. Diagne estime que les Kaolackois construisent très peu en hauteur, délaissant ainsi un bon mode d’occupation de l’espace.