Le président du Forum de Bamako relève la double fragilité des Etats du Sahel

Afrique

Bamako, 23 fév (APS) -  Le président de la Fondation du Forum de Bamako, Abdoulah Coulibaly, a relevé la double fragilité des Etats sahéliens confrontés à une guerre assymétrique et aux difficultés de mobiliser les ressources pour faire face à l’effort de guerre. Les Etats africains et, principalement, ceux du sahel, sont brutalement confrontés à une double fragilité face à une crise sécuritaire sans précédent, a dit M. Coulibaly.  D’une part, il y a le défi d'une guerre asymétrique et, d’autre part, le défi lié aux difficultés de mobiliser les ressources pour faire face à l’effort de guerre, a-t-il notamment dit aux journalistes en marge de la clôture de la 20-ème édition du Forum de Bamako.    Ouvert jeudi, le Forum de Bamako est un espace de réflexion de haut niveau qui rassemble des hautes autorités et penseurs pour réfléchir sur l’avenir du continent africain. Le thème retenu cette année est : Quelle Afrique à l’Horizon 2040 : Entre Mémoires.   En plus de ses propres défis, l’Afrique se positionne dans un monde instable, a dit Coulibaly, parlant d'un monde emballé donnant l’inquiétante impression d’un naufrage collectif.    Faut alors rouvrir les vannes du courant afropessimiste et voir de nouveau déferler les mille et une raisons de désespérer de l’Afrique ?, s'est -il interrogé.   Le président du Forum de Bamako a noté que la question démographique revient avec force, notamment, dans sa composante relative au capital humain et sa valorisation. Abdoulah Coulibaly a rappelé que la démographie, la santé, l'éducation, l'emploi, l'économie, la gouvernance, l'environnement et la sécurité sont des questions intimement liées.   Il a souligné que dans la plupart des pays africains, la question de la performance de l’éducation formelle est à l’ordre du jour. Selon lui, l’instruction s’acquiert à travers des classes, des enseignants qualifiés, des programmes, des horaires et des méthodes d’enseignement.   Cette éducation est perçue et appréciée à travers beaucoup de dimensions dont cinq sont fondamentales, a t-il dit, pércisant qu'il s’agit des dimensions intellectuelle ou pédagogique, socio-professionnelle, politique, éthique ou morale, spirituelle ou religieuse.    Pour le président du Forum de Bamako, par ces temps de terrorisme et d’extrémisme violent, les dimensions spirituelle et religieuse révèlent toute l’importance de l’éducation.    Cette importance ne se calcule pas seulement en termes de prospérité et de croissance économique, dit-il, soulignant que l’éducation est le levier de la paix et de la cohésion sociale.