Lancement du premier festival international du Baobab de Tambacounda, en avril

Culture

‘’Le festival à pour vocation de faire découvrir une région , de la mettre à l’honneur à travers l’environnement à préserver, à travers le tourisme à vanter pour accompagner cette dynamique économique locale’’, dit Fodé Sylla ambassadeur itinérant. Le festival est initié par l’association ‘’Agir pour le développement et l’environnement’’ (ADEN) et accompagné par des partenaires tels que l’ambassade de France au Sénégal et l’association ‘’Les Amis du baobab’’, selon son président Fodé Sylla ambassadeur itinérant du Sénégal au cabinet du président de la République. ‘’Le président a lancé une vraie dynamique citoyenne en faveur de l’environnement où il faut aller vers le zéro déchet, un Sénégal vert et nous voulons y prendre notre part’’, a déclaré mercredi M. Sylla lors d’une rencontre avec les membres de ADEN à Dakar. L’ADEN estime agir pour une ville frappée de pleins fouets par le réchauffement climatique qui est subi à Tambacounda avec l’avancée du désert, la sécheresse et ses conséquences en matière de déplacement des populations, et de pauvreté.  Pour les organisateurs, l’idée est d’accompagner les populations à aller vers un Sénégal propre avec des grandes activités de reboisement, chaque festivalier sera invité à planter un arbre et faire en sorte qu’il n’y ait pas de sachet plastique surtout durant le festival. ‘’Il s’agit surtout d’essayer d’aider au développement économique local avec la perspective d’accompagner les Groupements d’intérêts économiques (GIE) des femmes de Tambacounda à créer une boutique à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et à Paris en partant des produits locaux comme le Fonio, le Karité et l’huile de baobab et ses dérivés’’, explique Fodé Sylla ancien président de SOS Racisme en France. La culture sera mise au service du développement, souligne le président de ADEN avec la création au sortir du festival d’un centre de formation aux métiers de l’énergie et l’équipement des écoles primaires en panneaux solaires.‘’Nous abordons des questions d’accès à l’eau et à l’énergie dans les panels prévus, nous allons apporter notre contribution à ce mouvement citoyen avec des actions concrètes en faisant venir toutes les associations, les savoirs faires et les bonnes pratiques de lutte contre les déchets pour que tous participent au développement durable.Un forum jeunesse sera organisé durant le festival par l’ambassade de France pour accompagner les jeunes à montrer leurs projets.  Durant les cinq jours de festival, un espace éducation et numérique sera mis en place pour montrer aux jeunes ce qui se fait dans le domaine, des séances de dégustation culinaire, un tournoi de basket et une randonnée pédestre, des expositions d’arts visuels sur le baobab sont prévus dans le programme. Côté musique, la scène sera diverse avec comme tête d’affiche le jeune chanteur malien Sidiki Diabaté, Ablaye Diabaté de ‘’Kora jazz band’’, l’UCAZ jazz de Sédhiou, Oumar Pène, Woz Kaly, etc. avec des artistes locaux qui seront mis en avant. Les artistes de la sous-région Gambie, Mauritanie, Guinée Bissau et République de Guinée seront de la partie, selon les organisateurs constitués en commissions. ‘’Tambacounda en plus d’être cette ville carrefour est entouré de la Gambie, Mauritanie Mali et Guinée et les artistes viendront de ses pays’’, dit M. Sylla. Ce festival international du baobab de Tambacounda qui vise à valoriser le patrimoine matériel et immatériel de la localité sera ‘’une grande opération de marketing pour Tambacounda souvent cité pour sa chaleur et l’émigration clandestin de sa jeunesse. Le Maroc est le pays invité d’honneur avec les organisateurs du festival de l’olivier qui est dans une région où il y a des populations qui ressemblent un peu à celle du Sénégal oriental. ‘’Il y a beaucoup de femmes dans cette région du Maroc qui travaillent dans le milieu rural, elles ont acquis un savoir faire en matière de conservation des produits locaux et de transformation de l’huile d’olive et l’huile d’argan Elles aideront les femmes de Tambacounda à faire autant pour l’huile de baobab et le karité’’, explique le président de ADEN qui salue cette dynamique africaine de coopération sud-sud.