Migrations et médias au menu d'un séminaire ouvert à Rome

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De l'envoyée spéciale de l'APS: Aïssatou Ba Rome (Italie), 10 fév (APS) – La question migratoire dans les médias est au menu d'un séminaire de réseautage, d’échanges et de dialogue ouvert ce lundi à Rome à l'initiative de l'Organisation mondiale des migrations et ses partenaires, a constaté l'APS.   Ce séminaire auquel participent plusieurs journalistes notamment sénégalais, ivoiriens, nigérians, tunisiens et italiens, se veut un  cadre de partage, d'échanges entres journalistes africains italiens autour de la question migratoire.   La rencontre est organisée par l’Organisation mondiale des migrations, l’association Carta Di Roma et l’ONG ‘’Aware Migrants’’.   Au cours de cinq jours d’assises, les professionnels des médias africains sont appelés à partager leurs expériences sur le sujet avec leurs confrères italiens, en vue de créer un réseau susceptible de donner des informations justes autour de la question.   Plusieurs activités seront abordés en plus de visites dans des rédactions italiennes, des discussions, des évaluations, de workshop, entre autres.   Il s’agit, selon la représentante de l’OIM-Italie, Guilia Falzoi, d’échanger des bonnes pratiques et de collaborer sur la question migratoire.   Après avoir reçu des témoignages terribles des migrants sur leur déplacement, nous avons pensé qu’il était important de créer un réseau entre les pays d’accueil et celui de provenance, afin de faire des reportages juste autour de la migration, a-t-elle expliqué.   Elle a de ce fait appelé les participants à donner des informations justes sur les conditions migratoires, tout en évitant de montrer uniquement des aspects négatifs de ce phénomène.   Flavio Di Giacomo, porte-parole de l’OIM pour le bureau de coordination pour la méditerranée, a, pour sa part, souligné qu’il était temps de commencer à construire des ponts entre les médias des deux continents dans le but de fournir de part et d’autre, plus d’informations sur les questions migratoires.   C’est très important de commencer à se parler, à raconter et à combattre les narrations toxiques de la migration, en vue d’améliorer la communication et les informations liées à cette question, a-t-il estimé.