Agriculture intelligente : 80 millions de dollars pour les petits agriculteurs de la CEDEAO

Environnement

De l'Envoyée spéciale de l'APS: Sokhna Bator Sall    Madrid, 9 déc (APS) - La CEDEAO compte accompagner les petits agriculteurs par la mobilisation de 80 millions de dollars, soit plus de 47 milliards de francs CFA, de manière à les amener à adopter des pratiques d’agriculture intelligente, a révélé lundi Déthié Soumaré Ndiaye, conseiller en climat de cette institution.    ‘’C’est une initiative ouest africaine pour l’agriculture intelligente face au climat, qui vise […] à favoriser l’adoption de pratiques d’agriculture intelligente face au climat (AIC)’’, a-t-il expliqué en animant un panel, à l’occasion de la journée du Sénégal à la COP 25, en présence du ministre de l’Environnement Abdou Karim Sall et de son homologue de la Gambie, Lamin Dibba.   Evoquant l’appui de la CEDEAO aux pays de la région dans le domaine climatique, il a révélé que l’organisation communautaire a décidé de mettre en place un pool d’experts financiers pour les aider à mieux capter des fonds pour financer leurs projets d’adaptation.  Ce pool d’experts aura pour mission de favoriser l’apprentissage mutuel et de documenter les leçons apprises. ‘’ C’est un instrument financier très important dont l’administrateur est la banque d’investissement et de développement basé à Lomé [BIDC]’’, a-t-il précisé.    Selon lui, la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) gère 80 % du Fonds ‘’concernant le volet financement’’, tandis que la question de l’assistance technique relève d’une agence de la CEDEAO. Il indique que cette agence ‘’sera chargée d’accompagner sur le plan technique les petits agriculteurs’’ au profit desquels ‘’80 millions de dollars seront mobilisés’’ à terme. Il souligne que la finance climatique ‘’se porte bien’’, et qu’’’une étude montre que les ressources augmentent régulièrement’’. Cependant, ‘’on n’arrive pas à les capter’’, a-t-il déploré, évoquant ‘’un important travail pour y arriver’’.    Il relève cependant que ‘’’l’Afrique de l’Ouest se débrouille très bien, notamment le Sénégal et la Côte d’Ivoire, le Nigéria’’. Mais ‘’certains pays sont à la traîne’’ et éprouvent le plus de difficultés à mobiliser ces ressources, et cela alors qu’ils demeurent ‘’les plus vulnérables’’.