Kébemer : une marche contre les violences dont les femmes sont victimes

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Kébémer, 31 mai (APS) - Une marche de protestation visant à dénoncer les violences faites aux femmes et aux filles s'est tenue vendredi à Kébémer, à l'initiative du Réseau pour la défense et la sauvegarde des droits de la femme du département de ce département de la région de Louga, a constaté la correspondante de l'APS. Plusieurs dizaines de jeunes femmes, de tous les âges et venues des localités environnantes dont Guéoul et Ngourane par exemple, ont répondu à l'appel de cette organisation. Les protestataires, tout de blanc vêtues, avec des foulards roses noués autour du cou, ont démarré la marche devant la préfecture, sous escorte de la police. Elles ont parcouru quelque trois kilomètres, sous un soleil peu clément, pour dénoncer la recrudescence des violences dont les femmes et les jeunes filles sont victimes à travers le pays. Sur les pancartes qu’elles brandissaient tout au long de la marche, on pouvait notamment lire "Réagir peut tout changer", "Oui à la criminalisation du viol" ou encore "Halte à la violence, une femme se respecte". Attirés par les slogans répétés par les marcheuses tout au long de leur trajet, des groupes d’écolières et de curieux sont venus les rejoindre, contribuant à donner plus d'échos aux messages véhiculés. Pendant plus d’une heure, elles ont exigé des autorités concernées à prendre "des mesures drastiques pour faire cesser définitivement" cette violence dont sont victimes les femmes et les filles dans les maisons, les écoles et dans la rue. "La marche a été une réussite. Cela prouve que les femmes sont fatiguées des violences qui leurs sont faites. Elles disent toutes que ça suffit", a dit la coordonnatrice du réseau, Samuela Tine Ndiaye.  Les violences dont sont victimes les femmes sont devenues de mode, a-t-elle déploré, ajoutant : Et il faut que cela s’arrête. Nous ne supportons plus cela Nous sommes violées, tuées et agressées. Nous demandons à l’Etat de corser les sanctions encourues par "les criminels", a-t-elle insisté.  Revenues devant le siège de la préfecture, point de chute de la marche, elles ont remis un mémorandum au préfet du département.