Gestion des énergies renouvelables : le CILSS mise sur des expériences réussies

Environnement

Dakar, 31 janv (APS) - Le Comité permanent inter-état de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) mise sur une capitalisation des expériences de différents pays pour adopter un modèle de gestion des énergies domestiques et renouvelables, a indiqué son secrétaire exécutif, Djimé Adoum. A partir des expériences diverses des pays membres de notre organisation, nous allons voir comment monter un modèle pour notre programme de gestion de la résilience au Sahel et circonscrire cette problématique dans le souci d’apaiser l’assèchement à travers des mesures d’adaptation, ainsi faire face aux changements climatiques, a dit M. Adoum. Il présidait, jeudi, à Dakar, la cérémonie de clôture d'un atelier ouvert depuis trois jours, sur le thème Des échanges en énergies domestiques et renouvelables dans l’espace Sahel. La rencontre est organisée dans le cadre du programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS). Nous avons retenu que les expériences de tel ou tel autre pays demeurent très riches. Les participants ont partagé car ce qui ne marche pas dans l’un peut réussir dans un autre pays, a dit le secrétaire exécutif. De fait, a ajouté M. Adoum, ces expériences nous ont permis de savoir où se situe la problématique. Nous estimons qu’avec un financement minimum, nous pouvons renverser la tendance. Cet appel est adressé autant à nos Etats qu’aux bailleurs de fonds, a-t-il précisé. D’après lui, les recommandations issues de cette rencontre, seront inventoriées, priorisées et portées à l’attention des gouvernants afin qu’ils s’approprient les résultats de l'atelier. L'objectif est de construire un canevas pour aller dans le sens de monter un programme sur la base de ce qui a été déjà fait, a t-il expliqué. Evoquant des expériences réussies de ce projet, il a fait référence aux foyers améliorés dont l’une des difficultés était son mode de financement sous forme de subvention. Nous allons nous dessaisir progressivement de cette subvention, plutôt aller vers un programme d’éducation, de sensibilisation et de responsabilité afin que tout un chacun joue sa partition, a dit Djimé Adoum.