Editions CAN : Le président de la CAF réussit le pari d'un nouvel agenda

Football

Dakar, 30 jan (APS) – Le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad a réussi le pari de faire accepter un nouvel agenda aux trois prochains hôtes de la Coupe d’Afrique des nations, suite à l’accord trouvé lundi avec les autorités ivoiriennes.    En plus du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, le ministre ivoirien des sports, Daho Paulin qui avait rué dans les brancards, en son temps, a fini par accepter et abdiquer.    La Côte d’Ivoire ‘’ne pouvait pas laisser tomber le Cameroun’’, a-t-il dit, demandant à la Fédération ivoirienne de football, qui avait menacé d’ester devant le TAS (Tribunal arbitral du sport), de revenir à de meilleurs sentiments.    En raison du retard pris dans les chantiers, le Cameroun, initialement désigné pour 2019, a finalement accepté de jouer sa partition en 2021, la Côte d’Ivoire abritera la compétition deux ans plus tard et la Guinée sera le pays organisateur de la CAN en 2025, pour la première fois de son histoire.    Si elle a réussi à faire accepter le glissement des prochaines éditions aux pays organisateurs, la CAF a encore une dernière affaire sur table avec la saisine du TAS par les Comores qui demandent une application rigoureuse des textes contre le Cameroun, incapable d’organiser la CAN 2019.    L’article 92 stipule que ‘’si une association qui a obtenu l’organisation du tournoi de la Coupe d’Afrique des nations se désiste ou se fait retirer l’organisation, il lui sera infligé, outre les sanctions disciplinaires, une amende selon le barème suivant’’.    Dans le cas du Cameroun, dont le retrait lui a été notifié moins d’un an avant la date du tournoi final, la facture doit en théorie s’élever à 500 000 dollars avec une suspension ‘’à la prochaine édition de la CAN de son équipe nationale A, sans tenir compte de l’édition concernée’’.    Du côté de la CAF, on ne voit pas l’affaire de cette manière, selon son 2-ème vice-président, Constant Omari, pour qui ‘’le Cameroun a fait d’énormes efforts pour organiser la CAN 2019, même si cela n’a pas été suffisant’’.   ‘’On lui laisse deux ans de plus pour être prêt en 2021. Comme la FIFA, la CAF a abandonné le principe de la double sanction : on a retiré à ce pays l’organisation de la prochaine CAN, mais comme sa sélection a pris part aux qualifications, cela lui laisse la possibilité de gagner sa place sur le terrain’’, a expliqué le vice-président de la CAF.    ‘’La fédération comorienne parle des cas du Maroc qui devait accueillir la CAN en 2015 ou du Kenya en 2018, pour le CHAN, mais les cas sont différents », a ajouté le Congolais.    Après avoir écrit un courrier à la CAF, la Fédération comorienne a saisi le TAS. Un dernier dossier à régler par le président Ahmad et son équipe avant d’entamer la CAN 2019 en Egypte.