Géorisk Africa autorisé à utiliser des drones professionnels

Environnement

Dakar, 29 janv (APS) - Géorisk Africa’’, une structure spécialisée dans les systèmes d’informations géographiques a reçu de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), l'autorisation d’utiliser des drones professionnels. C’est la première fois, qu’une autorisation de drones est délivrée à une structure professionnelle, a dit, mardi, Daouda Sambe, cadre au service de la surveillance des vols à l’ANACIM, au cours de la cérémonie de remise de cette autorisation à  Géorisk Africa. Le processus d’autorisation nécessite, entre autres, une formation requise des personnes qui sont destinées à piloter l’appareil pour que les drones effectuent convenablement leurs missions, a indiqué M. Sambe. L’application de cette réglementation est quelque chose qui se déroule en cinq étapes, a t-il souligné, relevant que cela passe par une autorisation de l’ANACIM. Après une étude et une évaluation satisfaisante, l'Agence va envoyer un formulaire pour décrire toutes les caractéristiques du drone. ​ Le processus comporte aussi l'envoi d'un formulaire pour évaluer les risques en vue de voir si, dans cette zone, l’utilisation du drone peut être liée à des risques. Du coup, il faut à chaque fois des mesures d’atténuation, a expliqué l’expert. Il est prévu des vols de démonstrations pour s’assurer que les télés pilotes peuvent opérer en toute sécurité. Une fois que cela est concluant sur avis de l’inspecteur, le directeur général de l’ANACIM délivre alors une autorisation. L’autorisation est valable pour un an et la surveillance s’opère deux fois dans l’année, tous les six mois. Cela permet de vérifier si l’acquéreur continue à respecter les conditions de délivrance initiales, a expliqué Daouda Sambe, soulignant que le drone n'est pas qu'un outil militaire. Les drones équipés de caméra peuvent tourner des films et des documentaires. Ils permettent d’atteindre des zones de conflit ou d’épidémie pour faire des reportages sans aucun danger. En outre, a-t-il ajouté, les drones n’ont pas l’autorisation de survoler au delà de 100 mètres de hauteur.