Un expert présente l’apport des drones dans les systèmes d’informations agricoles

Environnement

Dakar, 29 jan (APS) - Les drones constituent une révolution de l’information pouvant aboutir à des systèmes de gestion agricole plus précis et plus efficaces, a affirmé Malick Diagne, directeur général de Géorisk Africa (CRA), une structure offrant des services en systèmes d’information géographique.    "Il ne s’agit plus d’une simple application de nouvelles technologies mais d’une révolution de l’information qui peut aboutir à des systèmes de gestion agricole plus précis et efficaces", a indiqué M. Diagne.   Il s’expliquait, mardi, lors de la cérémonie de remise par l’ANACIM, pour la première fois au Sénégal, de l’autorisation d’utilisation de drone à usage professionnel.   Ces drones, appelés aussi "systèmes aériens sans pilotes", incluent de nombreuses applications notamment la cartographie, l’arpentage le régime foncier, l’aménagement du territoire recherche scientifique entre autres.   Dans l’agriculture, cette technologie a plusieurs applications comme le dépistage et la surveillance des cultures, l’évaluation du volume et de la vigueur des cultures, l’inventaire et la production de cartes de prescription, etc.   Les drones équipés de capteurs appropriés sont capables de produire des données de télédétection presque en temps réel sur le terrain sans retard lié à l’acquisition de données sous la couverture nuageuse et aux intervalles de temps voulu, a-t-il souligné.   "C’est cette facilité et cette vitesse d’acquisition des images par drone qui offrent le plus grand potentiel pour améliorer la réactivité des agriculteurs face à la nécessité d’intervenir dans les champs cultivés", a expliqué Malick Diagne.   De fait, a-t-il ajouté, "les drones, ces petits engins volants, sont un allié précieux pour les agriculteurs souhaitant passer à une agriculture de précision".   Ils servent également à offrir des services d’imageries au secteur minier à modéliser en 3D, à sauver des vies par les transports de gilets de sauvetage en mer, à distribuer des médicaments dans des zones inaccessibles, a-t-il ajouté.   Toutes ces possibilités qui s’offrent à nous doivent être explorées et exploitées afin d’en tirer le meilleur parti pour relever les défis du développement", a-t-il dit.   Dans ce cadre, l’association des professionnels et amateurs de drones (APAD) a été créée afin de promouvoir au niveau national et international les potentialités des aéronefs sans pilotes, d’appuyer ses membres dans l’obtention de leurs actions de formation sur l’utilisation des drones et de devenir l’interlocuteur de référence pour la filière au Sénégal.   Il a relevé que le déploiement de la technologie des drones en Afrique est confronté à des défis qui lui sont propres et qui peuvent être classés en quatre grandes catégories.   "Les défis sociaux comprennent toute une série de problèmes concernant la sécurité, le respect de la vie privée, la collecte, le stockage et la gestion des données, les nuisances ou les dommages occasionnés aux personnes et aux animaux et ceux matériels, a dit M. Diagne.   L’autre aspect concerne la réglementation relative au système et qui est "trop contraignante". Elle régit l’importation, l’utilisation de ce système pouvant compromettre le développement d’une industrie très prometteuse, susceptible d’attirer et d’engager les jeunes ruraux instruits.