OMVS : les Etats membres appelés à plus d’efforts pour une gestion intégrée de la ressource

Environnement

Dakar,  24 jan (APS) - L'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) compte sur une plus grande volonté politique de ses membres pour  arriver à des résultats plus importants dans le cadre de la mise en oeuvre des projets arrêtés, a laissé entendre, jeudi à Dakar, son Haut-commissaire, Hamed Diané Séméga.  "Il y a encore beaucoup à faire, car les problèmes se situent au niveau des agences d’exécution, la mise en œuvre se faisant à travers les agences de distribution des Etats membres, a-t-il indiqué.   Or, ces agences, du fait des différentes législations de passation de marchés en vigueur dans les Etats membres, "connaissent beaucoup de difficultés" qui se répercutent sur leurs capacités de mise en œuvre par rapport aux délais impartis, a-t-il souligné.   Hamed Diané Séméga intervenait à l'ouverture de la 5e réunion du comité régional de pilotage de la phase 2 du PGIRE, Projet de gestion intégré des ressources en eau et de développement des usages multiples du bassin du fleuve Sénégal.   "En 2019, a-t-il dit, avec la conjugaison de tous les efforts, le PGIRE a vocation à accroître la richesse des populations qui subissent de plain-pied les impacts des aménagements. Il n’est pas donc concevable que des projets qui tendent à réaliser cela soient en retard.   Il assure qu'un "effort particulier sera fait sur ce point, "pour que des instructions soient données pour l’accélération des processus de passation des marchés", soulignant que "des retards sont observés" au Mali et en Mauritanie, contribuant "à ralentir le processus du projet".   "La Guinée s’est rattrapée et le Sénégal a enregistré des résultats satisfaisants car la SAED, Société d'aménagement et d'exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal, "a été à la hauteur de nos attentes", a indiqué Hamed Diané Séméga.   Selon lui, ce projet "est important dans la mesure où il vise la capacitation des populations du bassin" du fleuve Sénégal.   La première phase du PGIRE fut exécutée de  2007 à 2013. La deuxième, prévue pour une durée de 7 ans, vise un objectif de développement spécifique, à savoir l'amélioration de la gestion coordonnée des ressources en eau au niveau du bassin du fleuve Sénégal, a expliqué Hamed Diané Séméga.