Changements climatiques : le Sénégal en phase avec les engagements de Paris (Mame Thierno Dieng)

Environnement

De l'envoyée spéciale de l'APS : Sokhna Bator Sall Katowice (Pologne), 11 déc (APS) - Le Sénégal est en phase avec les engagements de l'Accord de Paris sur les changements climatiques, en termes d’atténuation et d’adaptation des conséquences de ce phénomène, assure le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng. "Au Sénégal, nous sommes en phase avec les engagements pris à Paris en termes d’atténuation et d’adaptation", a-t-il affirmé, mardi, à Katowice (Pologne), dans le cadre de la COP 24, la 24e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques.   Mame Thierno Dieng intervenait au cours d’une rencontre thématique au niveau du stand du Sénégal, sur le thème "Érosion côtière et ressources en eau".    Selon le ministre de l'Environnement et du Développement durable, ce leadership international du Sénégal tient au fait que le pays "a eu la participation qu’il fallait à toutes les éditions de ce rendez-vous des Nations unies sur le climat.    "Cela fait qu'aujourd’hui, nous sommes l’initiateur du Pacte mondial pour l’environnement", a indiqué M. Dieng, se disant honoré de cela.    Il rappelle que l’Accord de Paris sur le climat, approuvé le 12 décembre 2015 et entré en vigueur le 4 novembre 2016, a comme "objectif ultime de contenir le réchauffement climatique sous la barre de 2°C", les engagements annoncés des contributions nationales se situant à 3°.    Ainsi, à l’issue de la COP 23 tenue à Bonn, en Allemagne, la communauté internationale s’est engagée à lancer "un nouveau cycle" de négociations appelé "dialogue de Talanoa".   "Ce dialogue devrait intensifier l’action climatique à travers une révision à la hausse des engagements des politiques climatiques en matière d’atténuation", a expliqué la directrice de l’Environnement du Sénégal, Mariline Diara.    Aussi pour cette COP 24 elle appelle-t-elle à achever les règles et procédures de mise en œuvre de l’Accord de Paris, d’examiner le décryptage du rapport du Groupe intergouvernemental des experts sur l’évolution du climat (GIEC) sur les impacts d’une augmentation de la température de 1.5°C.    Il s’agit également de fixer les ambitions pour les prochaines décennies en matière de financement, au regard des engagements contenus dans l’Accord de Paris.    Selon Mme Diara, la question liée aux contributions nationales déterminées (CDN) représente l’un des sujets les plus importants, qui devrait faire l’objet de "discussions intenses en Pologne sur les points relatifs à la fois aux objectifs d’atténuation et d’adaptation, leur mesurabilité, leur financement et leur méthodologie de reportage".    A ce sujet, "la majeure partie des pays de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ont soumis leur CDN avec une composante adaptation, notamment tous les pays en développement, surtout ceux les moins avancés comme le Sénégal", a-t-elle souligné.    SBS/BK