Infrastructures : risque d'entrave du développement sans prise en compte de l'ecosystème

Développement Durable

Somone (Mbour), 5 déc (APS) - La réalisation d’infrastructures devrait davantage prendre en compte la conservation des écosystèmes naturels, au risque d'entraver le développement socio-économique du Sénégal, a prévenu le colonel Boucar Ndiaye, directeur des Aires marines communautaires protégées (AMCMP).     "La réalisation d’infrastructures pourrait, à long terme, entraver le développement socio-économique du Sénégal, si elle ne prend pas suffisamment en compte la conservation des écosystèmes naturels du pays", a-t-il dit lors d’une visite de terrain. Cette visite a été initiée mardi dans le cadre d’un atelier organisé à Toubab Dialaw (Rufisque), sur le thème : "La réduction des impacts des infrastructures sur les écosystèmes côtiers : Enjeux et défis au Sénégal".   Selon le colonel Ndiaye, cette visite de terrain vise, entre autres, à montrer aux participants à cet atelier, ainsi qu’aux parlementaires et élus locaux, les difficultés auxquelles l’écosystème est confronté. Il estime que les investissements ne devraient pas nuire aux "efforts de conservation de la nature et des intérêts de toute la population", soulignant que "l’une des difficultés concerne la perturbation et les autres dysfonctionnements qu’il y a au niveau de l’écoulement des eaux douces, des eaux de pluies". Une situation liée selon lui à l’exploitation des carrières, aux installations et aménagements privés faits à travers les micro-barrages à des fins agricoles. Il a ajouté qu’il se pose un problème d’’érosion côtière au niveau de l’embouchure.   Il a signalé que le suivi mensuel mené d’année en année sur les oiseaux "montre une diversité spécifique qui tourne autour de soixante espèces". Selon lui, il y a "des oiseaux migrateurs qui, pendant la période froide, quittent l’Europe pour venir s’installer au niveau des côtes ouest-africaines où elles peuvent rester quelque temps avant de continuer leur périple en fonction du climat pour migrer vers l’Afrique du Sud ou le Canada".