Accès universel aux soins de santé : Le renforcement des prestations des sages femmes requis

Collectivités locales

Selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) il est décrit que la situation de la pratique de Sage Femme au Sénégal en 2015 est sous tendu par quatre caractéristiques (disponibilité, accessibilité, acceptabilité et qualité) qui déterminent une bonne fonctionnalité d'un système de santé et de ses ressources humaines. Ce rapport a été remis à la presse lors de la célébration de la journée internationale de la sage-femme. Une journée qui offre l'opportunité de partager avec les décideurs, les partenaires au développement, les acteurs de la santé, particulièrement celle de la santé maternelle, néonatale et infantile. La même source souligne que le Sénégal compte 13.508.715 habitants dont 6.735.421 hommes et 6.773.294 femmes selon l'Enquête Démographique et de Santé du Sénégal Continue 2014 (EDS-Continue 2014). Cette population en forte croissance, de 2,7 % de croissance annuelle entre 2002-2013, connaît des disparités dans l'accès à des soins de santé de qualité, précise le texte qui s'appuyant sur l'indice synthétique de fécondité qui est de 5.0 en 2012-2013 et qui affiche une disparité entre le milieu urbain (4.0) et rural (8.0). De même, le rapport fait comprendre que la mortalité infantile est en baisse 43 ‰ en 2012-2013 contre 47 en 2010-2011. Aussi, la mortalité maternelle est estimée à 392 pour 100.000 naissances vivantes soit un risque sur 46 de mourir pendant la grossesse ou l'accouchement. La prévalence contraceptive est de 22% pour toutes les méthodes confondues, dont 20% pour les méthodes modernes ; on évalue à 84% le nombre de candidates potentielles et à 25% le nombre de besoins non satisfaits, fait observer le texte. Cependant, conclu le rapport, force est de reconnaître que les progrès observés ne permettront pas d'atteindre les OMD car ils évoluent lentement et cela tient, entre autres, à une disparité des ressources humaines et matérielles.