Le programme onusien post-2015 doit prendre en compte les jeunes (activistes)

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Ces deux jeunes membres de la Fondation Building Bridges (construire des ponts) ont quitté Amsterdam (Pays-Bas), le 23 février dernier, pour rallier en vélo Johannesburg (Afrique du Sud) où ils devraient arriver le 12 août prochain. Dans un entretien avec des journalistes sénégalais, Teun Meulepas et Jilt Van Schayik déclarent que ce voyage à vélo leur permet de s'arrêter pour "échanger avec tous les jeunes du monde afin de faire passer les priorités des jeunes Africains à l'organisation des Nations unies (ONU) où on est en train de construire le nouveau programme de développement post-2015". Le problème de l'emploi et l'inadéquation de l'offre de formation comparée à la demande du monde professionnel constituent selon eux "les véritables préoccupations" des jeunes rencontrés lors de leur périple. "Un rapport sur les préoccupations majeures des jeunes du monde sera remis au secrétaire général des Nations unies au mois de septembre", ont annoncé Teun Meulepas et Jilt Van Schayik, passés passer par l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie avant d'arriver au Sénégal. Ils ont fait part de leur volonté de contribuer à "réduire "le gap et la distance entre les Nations unies et les jeunes du monde" et à "créer un réseau de jeunes entre les continents". Arrivés à Dakar le premier mai dernier, date coïncidant avec la décision des autorités sénégalaises de supprimer le visa pour l'entrée au Sénégal de citoyens extracommunautaires, les deux jeunes ont plaidé pour "un monde sans frontière" dans lequel "les jeunes pourront se "rassembler sur leurs valeurs communes". L'ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, Pieter Jan Kleiweg de Zwaan, qui prenait part à cette rencontre, a salué "le courage et la détermination" de ces deux compatriotes. Il ne fait pas faire de la division avec les jeunes" du monde mais travailler à "la prise en charge des problèmes que ces derniers ont en commun", a dit le diplomate.