SENEGAL-ECONOMIE

OCI ARABE

Cela participe de la nécessité d'avoir une qualité du capital humain, qui passe par une éducation, une formation, une santé et une protection sociale forte, qui suppose un travail à asseoir une économie solidaire dans le cadre qui soit rayonnant pour le Sénégal, a souligné M. Fall, qui intervenait mardi à Saly (Mbour, ouest), dans le cadre d'un atelier d'élaboration de la stratégie nationale de promotion et de développement de l'économie solidaire. Pour y arriver, des indications sont données pour cet atelier qui regroupe des experts, à savoir indiquer le cadre stratégique globale qui s'adosse sur le PSE et sur l'Acte 3 de la décentralisation et qui puisse permettre d'avoir une ancrée localement dans les territoires, une économie du partage, qui est fondée sur les entreprises collectives et les entreprises sociales. Au cours de cet atelier, nous allons passer en revue la diversité des acteurs, parce que l'économie solidaire a cet avantage de mobiliser une diversité d'acteurs. Ainsi, nous allons voir comment les acteurs vont s'articuler et comment, à travers les politiques sectorielles qui sont mises en œuvre, nous allons identifier les points de connexion qui permettent l'expression d'une politique dans le domaine de l'économie solidaire, a expliqué le professeur Fall. Les participants à cet atelier vont également travailler sur le cadrage juridique et réglementaire, de manière à préparer les conditions de l'élaboration, non seulement d'une lettre de politique sectorielle, mais aussi d'un projet de loi dans ce domaine-là. Le ministre délégué en charge de la Microfinance et de l'Economie solidaire, Moustapha Diop, qui a présidé la cérémonie de démarrage des travaux de cette rencontre, a rappelé que le Sénégal a mis en œuvre le Document de politique nationale de développement des coopératives (DPNDC) et, entre autres mesures, l'Acte uniforme de l'OHADA relatif au droit des sociétés d'entreprises est venu fixer la reconnaissance juridique de la société de coopérative comme instrument de lutte contre la pauvreté. Et le PSE vise à promouvoir la modernisation graduelle de l'économie sociale comme moteur d'inclusion sociale et d'emplois, à travers le développement d'entreprises d'économie sociale et solidaire. Dans cette perspective, il s'agit d'opérer une transition souple vers l'économie formelle, en augmentant la part des emplois formels et en s'appuyant sur des secteurs clés tels que l'agriculture, l'artisanat, le commerce, le tourisme, le transport, etc., a soutenu M. Diop. Pour réussir en tant que ministre en charge de ce secteur, il pense qu'il faut d'abord parvenir à mettre en place un cadre de reconnaissance par une approche inclusive de définition du périmètre de l'économie solidaire autour des valeurs sur lesquelles elle se fonde, en intégrant les acteurs historiques que sont les coopératives, mutuelles et associations ainsi que de nouvelles entreprises qui en partagent les principes. ADE/