Ban Ki-moon souligne l'importance du journalisme

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Pour que la paix et le développement soient durables, il faut respecter les droits humains. Chacun doit pouvoir librement chercher, recevoir et transmettre des connaissances et des informations sur quelque support que ce soit, en ligne et hors ligne, écrit le SG de l'ONU, dans son message délivré dans le cadre de la Journée internationale de la liberté de la presse, célébrée dimanche. En 2015, l'évènement a pour thème : prospérer le journalisme. Vers une meilleure couverture de l'information, l'égalité des genres et la sécurité des médias à l'ère du numérique. Pour cela, écrit M. Ban, il faut que le journalisme puisse prospérer dans un environnement favorable et ses acteurs travailler de façon indépendante, sans ingérence indue et en toute sécurité. Il souligne que le monde a récemment été témoin d'horribles attentats commis contre des journalistes – au moins un journaliste est tué chaque semaine, dans le cadre d'un conflit ou non. La communauté internationale doit redoubler d'efforts pour améliorer la sécurité des journalistes et mettre un terme à l'impunité, selon Ban Ki-moon, relevant que c'est précisément l'objectif du Plan d'action sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité, que l'UNESCO met en œuvre avec l'appui d'autres entités des Nations Unies. Nous avons besoin que toutes les voix s'expriment et se fassent entendre – en particulier, celles des femmes. Vingt ans après la Déclaration et le Programme d'action de Beijing (…), souligne-t-il. Selon le patron de l'ONU, la liberté d'expression et celle de la presse ne sont pas des attributs de luxe que l'on peut attendre jusqu'à ce que le développement durable soit atteint. Ce sont elles qui permettent de jouir de tous les droits humains ; elles sont, par conséquent, essentielles à la bonne gouvernance et au respect de la primauté du droit, ajoute-t-il.