Rufisque mise sur des assises pour se mettre sur la voie du développement

Economie

"Notre objectif ultime, à travers ces assises, est de trouver des solutions aux problèmes de notre ville", a déclaré Abdourahmane Diouf, secrétaire général du bureau desdites assises. Avec la mise sur pied du bureau des assises, a-t-il dit, "nous communiquons avec tous ceux avec qui nous devons le faire et nous appelons tous ceux qui ont des idées pertinentes à rejoindre les comités scientifiques". "L'insalubrité, les canaux à ciel ouvert, les problèmes d'assainissement (…) font la réputation de la ville, il faut que ça change", a-t-il dit lors de la cérémonie officielle de lancement sur l'esplanade de Thiawlène. "Les défis qui nous attendent n'épargnent aucun secteur", a de son côté déclaré El Hadji Ibrahima Sall, président du bureau des assises de Rufisque, estimant que cette démarche initiée par l'équipe municipale de la vieille ville se veut participative. Ces assises "vont mobiliser l'expertise locale, nationale et internationale" à travers les 92 quartiers de la ville, a-t-il indiqué, soulignant que "la coproduction et la co-conception seront les particularités" cette initiative. "Des gouvernements se sont succédé au Sénégal et ont fait ce qu'ils estimaient devoir faire pour la ville de Rufisque, a avancé Alioune Mar, maire de la commune de Rufisque ouest et 2e adjoint au maire de Rufisque. "Il en a été de même pour les différentes équipes municipales qui ont cru avoir fait ce qui devait mener Rufisque sur la voie du développement. Mais pour moi, la voie, ce sont les présentes assises", a-t-il estimé. De l'avis de M. Mar ces assises sont "une occasion pour les Rufisquois de dire aux élus locaux ce qui ne marche pas, afin de donner les possibilités aux initiateurs des consultations citoyennes de trouver des solutions aux problèmes dont souffre la ville". La ville de Rufisque "attend de ces assises un plan de développement durable pour les 20 ans à venir", a de son côté rappelé Oumar Cissé, président du comité scientifique de ces assises. L'historien Mamadou Diouf, directeur de l'Institut des études africaines de l'Université de Columbia de New York (Etats-Unis), a plaidé lui pour que Rufisque se trouve "une nouvelle vocation". "Il faut trouver une vocation à la ville de Rufisque. Et cela passe par des solutions aux problèmes environnementaux et à la création demplois, a dit cet universitaire, intervenant depuis New York. "Il faut pour ce faire une réflexion décentralisée dans les quartiers", a plaidé Mamadou Diouf, en saluant de ce point de vue "l'esprit des assises" de la ville de Rufisque.