Le SYNPICS exige un audit des subventions allouées aux médias

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"L'aide à la presse, ce n'est pas l'aide aux patrons des entreprises de presse. C'est l'aide aux entreprises de presse. (...) Le temps est venu de faire l'audit de cette aide, a dit Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, le secrétaire général du SYNPICS. Il s'exprimait lors de la cérémonie de remise des cahiers de doléances des confédérations syndicales de travailleurs au président de la République, à l'occasion de la célébration de la Fête internationale du travail. "L'aide à la presse doit être redistribuée sous forme de salaires", a-t-il affirmé en présence du chef de l'Etat, du Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, de délégués des syndicats des travailleurs et d'organisations patronales. Les subventions allouées par l'Etat aux médias publics et privés, communément appelées "aide à la presse", doivent favoriser des "conditions de travail décentes et des contenus attrayants dans le secteur des médias, selon le secrétaire général du SYNPICS. Cette aide à la presse est alimentée par l'argent du contribuable (...) alors que des travailleurs recrutés sont inconnus des registres des institutions sociales, la Caisse de sécurité sociale et l'Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), a expliqué Ibrahima Khaliloulah Ndiaye. Les entreprises de presse doivent plusieurs milliards de francs CFA aux institutions sociales, selon les vérifications et recoupements faits par le SYNPICS, a-t-il dit. Ndiaye a par ailleurs interpellé le président Sall sur la nomination des directeurs des médias relevant de l'Etat. Les professionnels des médias militent pour un appel à candidatures pour les nominations des directeurs des sociétés du service public de l'information (...) tout en laissant à l'autorité le loisir de faire son choix à partir d'une +short-list+, a plaidé Ibrahima Khaliloulah Ndiaye.