Médias : Macky Sall s'élève contre les lenteurs sur la nouvelle convention collective

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"Il faut que les patrons de presse travaillent avec les employés dans le but d'améliorer la convention collective (…) Les arrêtés ministériels concernant l'ouverture des discussions sur la nouvelle convention collective ont été signés, mais il y a beaucoup de lenteurs du côté des patrons des entreprises de presse", a fait remarquer le chef de l'Etat. Il recevait les cahiers de doléances des confédérations syndicales de travailleurs, à la présidence de la République. Le Premier ministre Mahammed Dionne et plusieurs membres du gouvernement, des délégués d'organisations de travailleurs et d'organisations patronales ont participé à la cérémonie. Lors de son allocution, le secrétaire général du Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (SYNPICS), Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, a évoqué "le chantier de la nouvelle convention collective des journalistes et techniciens de la communication sociale". Le SYNPICS et le patronat des médias doivent achever la "mise à jour des modalités financières et des incidences sociales" de cette nouvelle convention, a rappelé Ndiaye. "Le SYNPICS doit reconnaître que l'Etat a toujours travaillé à ce que les entreprises de presse publiques soient à l'avant-garde des conventions collectives. Il faudra améliorer ce qui existe déjà, le reste sera l'affaire des professionnels" des médias, a répondu Macky Sall. Selon lui, les arrêtés ministériels relatifs à l'ouverture des discussions sur une nouvelle convention collective des professionnels des médias ont été signés depuis juillet 2014. "Mais il y a beaucoup de lenteurs du côté des patrons des entreprises de presse, en ce qui concerne la mise en place de cette nouvelle convention collective", a signalé le président Sall. Il a ensuite invité le patronat du secteur des médias à entamer des négociations avec les acteurs et l'administration du travail, pour finaliser la nouvelle convention collective, qui va remplacer celle en vigueur depuis le début des années 1990.