Des chorégraphes mettent en relief l'omniprésence de la danse dans la vie

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Dans son message adressé au monde entier à l'occasion de la Journée internationale de la danse, Israel Galvan, a souligné que la danse est partout. Et je vois les gens bouger en marchant dans la rue, en hélant un taxi, en se déplaçant avec différentes sortes de formes, styles et déformations. Tout le monde danse ! Ils ne le savent pas, mais ils dansent !, soutient l'Espagnol. J'aimerais leur crier : il y a des gens qui ne le savent pas encore ! Nous dansons tous ! Ceux qui ne dansent pas n'ont pas de chance, ils sont morts, ils ne ressentent rien et ne souffrent de rien !, lit on dans son discours. Au Théâtre national Daniel Sorano, les danseurs ont démontré la présence de la danse dans la vie de tous les jours. Le spectacle a débuté par des danses relativement liées à des ethnies et des créations contemporaines pour finir par des prestations de culture urbaine. Le ballet national La Linguère a ouvert le spectacle en interprétant une danse sérère. Des filles déguisées en femmes de ménage sérères, des perles autour du bassin et une tenue de couleur bleu tiennent une calebasse qu'elles font bouger de gauche à droite. Ces ménagères, qui suivent leurs hommes, eux aussi déguisés en paysans, daba et houe à la main, labourent leurs champs tels des piroguiers qui rament. L'assistance, conquise dès le premier tableau, a félicité le second à travers des applaudissements assourdissants. Aussi des acrobaties de toutes sortes, des sauts, des roulades bien maitrisées par les danseurs ont émerveillé toute la salle. Après le ballet national, la compagnie de danse Cinquième Dimension a tenu en haleine le public. D'autres troupes de danse, le Collectif des acteurs de la danse urbaine, le groupe Afro Pop et le groupe Punisher ont démontré, à travers toutes les facettes du hip-hop (musique urbaine), la danse moderne. A la fin des prestations, le directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication, Rémi Sagna, a trouvé le spectacle remarquable et diversifié avec beaucoup d'engagement et de créativité. Le spectacle prouve que le secteur de la danse est très dynamique dans notre pays et qu'il y a là un champ à investir de façon sérieuse à la fois en termes d'accompagnement, d'encadrement et d'impulsion, a-t-il dit. M. Sagna a invité tous les acteurs de la danse à une large concertation pour apporter toutes les réponses à leurs préoccupations, ajoutant que le département de la culture accompagne les danseurs à travers une session de formation. De son coté, le président de la Fédération des ballets et danses fondamentales, Malal Ndiaye, a plaidé pour une section de danse à l'Ecole nationale des arts (ENA), soutenant que les danseurs ont besoin de formation mais surtout d'appui à la création.