L'ANCS lance une campagne de plaidoyer pour l'accroissement des financements

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Cette rencontre nous l'avons organisée en tant qu'acteurs de la société civile qui doit être un mécanisme de veille par rapport à plusieurs problématiques en général et celui du financement de la santé en particulier, a expliqué Maguette Mbodji Guèye, secrétaire exécutive de l'ANCS, lors de l'ouverture de la rencontre. Il s'agit, a-t-elle ajouté, d'exprimer aux autorités et au Conseil national de lutte contre le Sida notre disponibilité à les accompagner dans la mobilisation des ressources domestiques pour prendre en charge réellement nos préoccupations de santé globalement, mais particulièrement les préoccupations liées au VIH-Sida, à la tuberculose et au paludisme. Dans le domaine de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, le Sénégal a enregistré des résultats qui permettent de dire qu'on peut maîtriser toutes ces maladies. Aujourd'hui avec l'agenda post-2015, les bailleurs vont redéfinir les priorités en matière de financement, a-t-elle souligné. Nous craignons qu'avec les résultats qui montrent les bons résultats et la bonne maîtrise de ces maladies qu'on puisse considérer qu'elles ne sont plus une priorité pour bénéficier de financements conséquents, selon Maguette Mbodji. Pour la secrétaire exécutive de l'ANCS, cette perte de financements peut amener notre pays à perdre tous les acquis enregistrés dans le domaine de la lutte contre ces maladies. Les financements extérieurs sont en en train de régresser liés à la crise économique dans presque tous les pays avec moins de bailleurs pour accompagner la lutte contre les maladies, a ajouté la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), Safiatou Thiam. Il faudrait aujourd'hui trouver des financements domestiques pour pérenniser les acquis dans la lutte contre les maladies, notamment le Sida, le paludisme et le Tuberculose, a-t-elle ajouté. De l'avis de Safiatéou Thiam, il y a des financements et des opportunités de financements à l'intérieur de notre pays et l'Etat peut faire plus dans le financement de la santé. Mais le gouvernement qui a d'autres priorités ne peut pas être le seul bailleur. Dans le secteur privé, il y a également des opportunités et il faut faire le plaidoyer à leur endroit pour leur montrer l'importance d'investir sur la santé. Elle a rappelé que le 2éme pilier du Sénégal émergent c'est le capital humain, a précisé Mme Thiam. Investir sur la santé c'est investir sur le capital humain si nous voulons réussir cette émergence que tout le monde souhaite il faut que les sénégalais soient en bonne santé, a souligné la secrétaire exécutive du CNLS. Ainsi elle a plaidé pour l'exploration de tous les mécanismes de financements innovants en s'appuyant sur les potentialités qui existent mais également sur les experts en la matière. Aujourd'hui, a-t-elle rappelé, au regard des comptes nationaux de la Santé les ménages constituent les premiers bailleurs de la santé en contribuant à hauteur de 25%. En effet quels que soit les services mis en place les ménages paient leurs hospitalisations, leurs ordonnances qui ont des coûts exorbitants, a-t-elle fait observer.