Lamine Cissokho présente Sama Tilo, son deuxième album

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Le musicien, qui lançait en même temps une tournée de promotion de l'opus, chante, dans Sama Tilo, la nécessité pour les jeunes de cultiver une confiance en soi et de travailler pour s'assurer un avenir radieux. Il mêle dans ses morceaux mélodies traditionnelles mandingues et sonorités jazzy. Etabli en Suède depuis une quinzaine d'années, Lamine Cissokho, issu d'une lignée de griots – son père Sana Cissokho était un joueur de kora reconnu et sa mère, nièce de Lalo Kéba Dramé, une cantatrice -, compte, avec ce nouvel album, prendre pied chez lui, au Sénégal. J'ai décidé, avec ce disque, de m'investir pour avoir une vraie base artistique et affective dans mon pays, dans le but de faire connaître ma musique. C'est un rêve pour moi d'avoir une base ici, a-t-il dit aux journalistes, lors d'une conférence de presse, précisant que la promotion se fera avec Djibril Diabaté (balafon), Pabi Sow (calebasse) et Eugène Boissy (basse). Les thèmes de l'album Sama Tilo - qui sort en Europe le 19 juin prochain -, vont de la dignité et la connaissance de soi (Douniya), a l'acceptation du destin (Benidania), en passant par l'unité, la solidarité (Unisong), l'éducation (Karanta), entre autres. Lamine Cissokho a débuté sa carrière solo en 2001, après avoir accompagné de nombreux groupes en Casamance. Des échanges culturels avec des Suèdes le conduisent à s'installer en Suède, pays dans lequel il enseigne à travers des tournées dans les écoles. Son premier album, Pakao, est sorti en 2011 chez Discover Records, label autrichien. L'artiste a remporté en janvier dernier la première édition du Prix Lalo Kéba Dramé, une distinction indépendante et symbolique récompensant un joueur de kora de l'espace sénégambien. La vision de ce prix est de se constituer un pont entre les deux rives d'une même culture, de promouvoir l'univers éclectique de la kora et contribuer ainsi au développement de la musique comme activité créatrice de revenus par la culture.