Amnesty International demande la modification de la loi créant la CREI

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Dans un communiqué reçu à l'APS, l'ONG demande aux autorités de faire en sorte que sorte que la CREI permette un recours après le verdict. Amnesty International a rendu public mardi un document intitulé "Sénégal : des promesses non tenues". Il s'agit d'une série de recommandations à l'occasion de l'examen du Sénégal par la Commission africaine des droits de l' homme et des peuples en sa 56-ème session à Banjul (Gambie) précise l'ONG. Ce document qui n'est pas exhaustif mais vise plutôt à mettre l'accent sur les principales préoccupations d'Amnesty International, notamment la torture et les autres mauvais traitements, la peine de mort, la liberté d'expression, l'usage excessif de la force dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre lors de manifestations et l'impunité pour les violations des humains commis lors du conflit en Casamance. AI se dit préoccupée par le fait que la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) ne soit pas conforme aux normes internationales et régionales en matière d'équité de procès, surtout du fait qu'aucun recours n'est possible après le verdict. L'ONG rappelle que la Commission africaine considère +le droit de faire appel devant une instance juridictionnelle supérieure+ comme un +élément essentiel d'un procès équitable+.