Emigration clandestine et politique à la Une

Actualités

"Neuf jours après" le dernier naufrage de migrants en mer méditerranée, "les autorités ouvrent les yeux", souligne à sa une le quotidien Le Populaire, annonçant qu'une cellule de crise a été installée par le secrétariat d'Etat aux Sénégalais de l'extérieur. Un numéro de téléphone a été également communiqué au public "pour collecter des informations sur les victimes" sénégalaises dont celle du naufrage intervenu dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 avril dernier en mer méditerranée, provoquant quelque 800 morts. "Plus de deux cents Sénégalais auraient péri" dans ce drame, précise Le Point quotidien, citant le directeur des Sénégalais de l'extérieur, Sorry Kaba. "Jusqu'ici les Sénégalais n'avaient pas la pleine mesure du drame puisque (les) bribes d'informations hors circuit officiel étatique ne pouvaient guère permettre d'appréhender l'ampleur du désastre", écrit ce journal. Sur le même sujet, le quotidien L'As rapporte qu'à Kothiary, dans le département de Tambacounda (est), une dame mise au courant de la mort de ses deux fils, se jette dans un puits pour se suicider. La Tribune, pour sa part, ouvre la voie aux sujets politiques en titrant : "Bennoo dans la pagaille", en allusion à la coalition réunissant l'Alliance pour la République (APR) et ses alliés. Ce quotidien fait état d'attaques et de contre-attaques entre alliés. "Depuis la sortie du président de la République au sujet de la transhumance, rien ne semble aller dans le bon sens au sein de certains alliés qui n'ont pas aimé ce qu'ils considèrent comme une +apologie+ de cette pratique dans le champ politique", écrit La Tribune. Pendant ce temps, des responsables de l'ancienne formation au pouvoir, le Parti démocratique sénégalais (PDS), continuent d'avoir maille à partir avec la justice, comme mis en exergue par l'As. "Valse des libéraux devant la justice", titre ce quotidien. Parmi ces responsables libéraux, l'ancien ministre de la Justice, Me El Hadj Amadou Sall, placé sous mandat de dépôt le 17 mars dernier, a été entendu par un juge. Il était poursuivi pour des propos désobligeants à l'endroit du président de la République, Macky Sall, lors d'un meeting dans la banlieue dakaroise. "Assisté par une trentaine d'avocats, Me El Hadj Amadou Sall a été entendu hier (lundi) par la Chambre d'accusation, dans une ambiance très détendue. L'ancien garde des Sceaux, inculpé pour appel à l'insurrection et offense au chef de l'Etat, a clamé son innocence, tout en assumant ses propos", rapporte Enquête. "Me El Hadj Amadou Sall a +reprécisé+ sa pensée, mais +assumé+ ses propos qui lui ont valu l'offense au chef de l'Etat et le mandat de dépôt. C'est ce qui est ressortie de son face-à-face hier avec la Chambre d'accusation", écrit Le Quotidien. "Maintenant que Me El Hadj Amadou Sall est entendu sur le fond, libre désormais à ses avocats d'introduire une +demande de mise en liberté provisoire+. Fini donc l'obstacle jusque-là imposé par les poursuites", écrit Walfadjri. Selon ce journal, la Chambre d'accusation "en a décidé ainsi hier (lundi), son statut d'avocat qui lui confère un privilège de juridiction oblige". Aussi sa défense s'active-t-elle pour une liberté provisoire, note Sud Quotidien.