La résolution au conflit israélo-palestinien passe par la diplomatie, rappelle un auteur

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"Il n'y a pas de solution miliaire mais politique et diplomatique, le statut-quo maintenu par Israël est contre-productif, on ne domine pas un peuple impunément sans qu'intervienne un jour le renversement de la situation", a-t-il dit au cours de la cérémonie de dédicace de son ouvrage de 324 pages, édité par l'Harmattan. Cet instituteur, à la retraite depuis 2007, y fait un état des lieux de ce conflit qui oppose Israéliens et Palestiniens depuis 1948, rappelant notamment "l'expulsion de plus de 700 000 Palestiniens qui aujourd'hui vivent dans des conditions très difficiles depuis bientôt 50 ans". Si l'on en croit Mamadou Ndiaye, "les guerres asymétriques" ne peuvent résoudre ce conflit. "On a vu qu'en Israël, depuis 1948, malgré toutes ses guerres, il y a toujours des résistances et "maintenant tout le monde a compris que la solution est politique et diplomatique, il est nécessaire et fondamentale que l'Israël l'accepte", a-t-il déclaré. "Devant Israël, 5e puissance militaire du monde, (…) l'autorité palestinienne n'est plus un Etat, c'est un simple soldat israélien dans les territoires occupés. C'est la domination par la force sur tous les plans", a t-il ajouté, précisant que l'approche religieux de ce conflit a notamment remis en cause le processus de paix. Le lobby juif "a contribué à la haine des musulmans au Proche-Orient. Aujourd'hui, la question palestinienne est au second plan pour les Arabes, occupés à des guerres intestines entre sunnites et chiites sous fonds de rivalité irano-saoudien", a-t-il par ailleurs valoir. Selon lui, la lutte contre le terrorisme ne peut pas se limiter à des moyens militaires, estimant qu'il faut "donner plus de liberté aux sociétés soumises à des dictatures, combattre les inégalités sociales(…) et faire en sorte que les richesses soient équitablement partagées". Mamadou Ndiaye, 67 ans, est considéré comme un spécialiste du conflit israélo-palestinien, sujet sur lequel il a animé sa première conférence publique en 1987. Cet ancien instituteur se dit passionné d'histoire. Il a été responsable de la Ligue démocratique (LD) à Fatick.