Un nouvel outil du GIABA pour de meilleures procédures

Economie

Ecolink a été initié par les responsables de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), dans le but principalement de transformer et d'améliorer des opérations clés au sein des institutions, agences et bureaux de l'organisation communautaire. Ce projet "est la réponse de la CEDEAO aux Etats membres et partenaires de la demande pour plus de transparence et d'imputabilité dans la gestion des ressources communautaires", a expliqué Khadi Ramatu Saccoh, commissaire aux finances à la Commission de la CEDEAO, par ailleurs promoteur du projet Ecolink. Cet outil vise "la dématérialisation des documents, le traitement rapide des transactions, les mécanismes de contrôle et d'atténuation, l'aperçu et la gestion à distance qui sont quelques-uns des avantages du système Ecolink". "Ecolink porte le souffle de la modernisation et de la mise en œuvre des bonnes pratiques de la CEDEAO à la veille de ses 40 années d'existence", a poursuivi Mme Saccoh, lors de la cérémonie de lancement de ce projet. Selon le directeur général adjoint du GIABA, Brian Anku Sapati, "Ecolink est un outil qui permettra de traiter avec les partenaires et l'ensemble des acteurs dans de meilleures conditions en termes de rapidité, d'efficacité et de reddition des comptes". Devant un parterre d'experts et plusieurs acteurs qui interviennent dans les institutions de la CEDEAO, les initiateurs sont revenus sur les objectifs d'Ecolink, parmi lesquels "la rationalisation du processus des tâches de longue haleine, l'amélioration des mécanismes de contrôle, la dématérialisation du processus, la réduction de l'utilisation du papier et du travail manuel". Ils ont aussi évoqué "l'amélioration du suivi, un accès plus rapide à l'information en ligne et des applications intégrées (…) qui donnent accès aux institutions communautaires". "Après 41 années d'existence, il est inacceptable que la CEDEAO continue de travailler avec un système manuel. Avec Ecolink qui est le résultat d'un long processus de maturation, les opérations et procédures seront facilitées pour plus d'efficience et de transparence", a ajouté le directeur administratif et financier du GIABA, Babacar Ndiaye. "Pour chaque aspect de l'opération, il y a une personne qui initie la procédure, une autre qui la valide avant qu'une troisième personne n'intervienne pour l'approbation (…). On ne peut pas initier une action ou opération sans pour autant respecter les règles de transparence et de partage de procédures imposées par Ecolink", insisté M. Ndiaye. Pour Adama Coulibaly, directeur général du GIABA, "Ecolink va contribuer non seulement à renforcer les valeurs de bonnes gouvernance, mais nous appuyer fortement à faire du GIABA une institution moderne et modèle en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme".