Pape Fall déplore les diplômes sans perspective

3

On commence à se décourager, à se dire qu'il est inutile de débourser de l'argent pour passer les diplômes, aller passer trois semaines à Clairefontaine entre quatre murs pour rien, indique Pape Fall, ancien adjoint de Franck Dumas sur le banc de Caen. Interrogé par le quotidien sportif français, l'Equipe dans un dossier sur le peu de présence des minorités ethniques sur les bancs des clubs français, l'ancien arrière droit de la SEIB de Diourbel, au chômage, indique qu'on ne peut opposer aux entraîneurs noirs de n'avoir pas les diplômes. J'ai mon BEF, j'ai ma licence A, j'ai mon DES, j'ai mon BE2… On ne peut dire que les Noirs ne passent pas les diplômes. Mais même si on les a, on ne pas vous appeler pour un poste, regrette l'arrière droit des Lions à la CAN 1986. Malgré une candidature déposée à la Fédération française de football pour s'occuper des équipes de jeunes, le technicien au chômage, un temps annoncé au Sénégal, n'a rien vu venir. La faiblesse de la représentation des techniciens blacks sur les bancs en France (un seul en ligue 1 avec Antoine Kombouaré au RC Lens) s'explique par des préjugés, les mêmes qu'on trouve dans les Fédérations africaines qui pour leur majorité font appel aux sorciers blancs, indique l'ancien joueur de Caen. Ils ont des entraîneurs très compétents, ils vont chercher des Européens pour les mettre en poste en lâchant beaucoup d'argent, regrette-t-il soulignant que rares sont ces sorciers blancs ayant fait des résultats sur le continent. Lors de la CAN 2015, seuls trois sélections africaines étaient dirigés par des entraîneurs de leur pays. Il s'agit de Florent Ibenge de la RD Congo, de Shakes Mashaba de l'Afrique du Sud et Honour Janza de la Zambie qui devrait laisse sa place lors des éliminatoires de la CAN 2017 après l'élimination des Chipolopolos au premier tour de la CAN 2015.