Serigne Mbaye Thiam : Il n'y pas de risque d'année blanche"

Elevage

"Il n'y a pas risque d'année blanche. Les classes d'examen ont été relativement épargnées. La grève a été plutôt suivie dans les zones urbaines que rurales", a-t-il soutenu. Serigne Mbaye Thiam s'exprimait à l'Assemblée nationale, lors d'une séance plénière réservée à des questions d'actualité, dont les perturbations enregistrées depuis quelques semaines dans le moyen secondaire. S'adressant aux députés, le ministre de l'Education nationale a insisté pour dire qu'il "n'y a pas à cette heure un risque d'année blanche", estimant que ce terme "n'est pas approprié" à la situation prévalant actuellement dans le moyen secondaire. Les syndicats d'enseignants mènent depuis février plusieurs plans d'actions marqués par des grèves, débrayages et "marches" en vue de l'application du protocole d'accord signé avec le gouvernement le 14 février 2014. Les revendications des grévistes portent notamment sur la validation des années de vacatariat et l'alignement de l'indemnité des enseignants sur celle allouée à certains fonctionnaires. Ces syndicalistes dénoncent en particulier "les lenteurs administratives" qui affectent leur reclassement. Selon un collectif de médiateurs, quatre syndicats et coordinations de syndicats (l'USEQ, le SNEEL, le SUDES, le SYROS, l'UDEN) ont décidé de suspendre ce mouvement que le Grande cadre des enseignants a annoncé vouloir poursuivre. Des députés, des membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et des chefs religieux mènent une médiation en vue du déroulement normal des cours et du respect des accords liant les enseignants au gouvernement. Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a annoncé jeudi qu'il rencontrera les syndicats d'enseignants, vendredi à partir de 16 heures.