Dionne : "Il n'y a pas de problèmes de fond entre le gouvernement et les enseignants"

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"Sur l'école, il n'y a pas de problème de fond. Nous ne recherchons pas un accord, ni un protocole. Le protocole a déjà été signé le 17 février 2014. Ce dont il s'agit, c'est comment les différentes parties vont prendre en charge les engagements qu'elles ont pris. Notamment les engagements de l'Etat, qui ont été pris dans le protocole", a expliqué M. Dionne lors d'une séance plénière réservée à des "questions d'actualité" des députés. Il assure, en parlant des revendications des syndicats d'enseignants, que son gouvernement est toujours prêt à entretenir le "dialogue" avec les responsables syndicaux. Le protocole d'accord signé en février 2014 est "une synthèse des accords signés entre 2002 et 2012" par le gouvernement et les syndicats d'enseignants, selon le Premier ministre. Il annonce pour "la mise en solde des actes" de titularisation des maîtres et professeurs contractuels, l'Etat a décaissé 1,6 milliard de francs CFA. "Le ministre du Budget a confirmé cela le 31 mai. Nous avons commencé à payer", a assuré Mahammed Dionne. "Les 26 milliards de francs CFA à payer, hors indemnités de logement, ce sera programmé. Nous ne pouvons pas engager une dépense de 26 milliards sans le vote de la loi de finances", a-t-il expliqué. "Avec les syndicats, nous allons mettre en place un comité ad hoc pour discuter de la soutenabilité du montant à payer. Il n'y a pas de problème de fond, mais il y a un problème dans la programmation de la mise en œuvre des accords", a poursuivi le Premier ministre. Il a invité les syndicats d'enseignants à une réunion prévue vendredi, pour discuter de leurs revendications. Les syndicats d'enseignants déroulent depuis février plusieurs plans d'action comprenant des grèves, des débrayages et des "marches", en vue de l'application du protocole d'accord signé avec le gouvernement le 14 février 2014. Ils dénoncent "les lenteurs administratives" qui affectent la titularisation des professeurs et maîtres contractuels, le paiement de leur indemnité de logement et d'autres revendications contenues dans le protocole d'accord. Des députés, des membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et des chefs religieux mènent une médiation en vue du déroulement normal des cours et du respect du protocole d'accord signé avec les enseignants par le gouvernement.