Forte baisse du paludisme en un an, dans la région de Kaolack

Télécommunications

En tout 1.565 cas de paludisme ont été diagnostiqués dans les quatre districts sanitaires de la région médicale, à savoir Guinguinéo, Kaolack, Ndoffane et Nioro du Rip, dans le premier semestre de cette année, contre 5.522 cas pour la même période de l'année dernière, a-t-il indiqué dans un entretien avec l'APS. Les enfants âgés de moins de cinq ans et les femmes enceintes sont les couches les plus touchées par maladie, selon M. Camara. Le district de Guinguinéo a diagnostiqué, de janvier à mars 2015, 24 cas de paludisme chez les enfants âgés de moins de cinq ans, et sept cas chez les femmes enceintes. Trente-et-un cas et trois cas ont été recensés respectivement chez ces deux groupes, au premier trimestre de l'année dernière. Dans le district de Kaolack, en 2015, 62 cas de paludisme confirmés ont été dénombrés chez les enfants de moins de cinq ans, et 16 cas signalés chez les femmes enceintes, contre respectivement 233 et 34 cas en 2014, chez les mêmes groupes, a indiqué Salif Camara. Au premier trimestre de 2015, 39 cas de paludisme confirmés ont été dénombrés chez les enfants de moins de cinq ans, neuf chez les femmes enceintes, dans le district de Ndoffane. A la même période de 2014, 269 cas de paludisme avaient été signalés chez les enfants de moins de cinq ans, et 15 cas chez les femmes enceintes, dans le même district sanitaire. Au premier trimestre de 2015, 63 cas de paludisme ont été diagnostiqués chez les enfants de moins de cinq ans, et un cas signalé chez les femmes enceintes, dans le district de Nioro du Rip. A la même période de l'an dernier, un pic de 644 cas de paludisme avait été signalé chez les enfants de moins de cinq ans, contre 31 pour les femmes enceintes, dans le Nioro du Rip, selon M. Camara. Au contraire des autres districts sanitaires où aucun décès lié au paludisme n'a été signalé, trois personnes sont mortes de la maladie, à Nioro du Rip, a-t-il signalé. Le recul du paludisme est la conséquence de l'usage à grande échelle de la moustiquaire imprégnée par les populations vivant dans le périmètre de la région médicale de Kaolack, a expliqué Salif Camara. Selon lui, la formation des agents de santé aux nouvelles techniques de traitement du paludisme a aussi permis de faire reculer la maladie. Malgré le recul du paludisme, une partie de la région médicale de Kaolack reste dans "la zone rouge" de la maladie, avec "une incidence du nombre cas supérieur à 25 pour mille habitants". "Cela veut dire qu'il faut (…) éviter une recrudescence de la maladie", a expliqué M. Camara. Selon lui, le département de Guinguinéo, qui fait partie de la région, en est à "15 cas de paludisme pour mille habitants".