Le livre doit être adapté à l'évolution du monde (enseignante)

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Il y a un certains temps, le livre était en grand format impossible de se déplacer avec. Ensuite, nous sommes passés au livre de poche puis le livre consultable sur le net. Ainsi, les élèves ne lisent pas, ils font du zapping (…). L'heure est venue d'adapter le livre aux besoins du lecteur et de l'élève en particulier, a estimé Mme Sarr, professeur de français au lycée de Thiaroye. La lecture n'est pas en crise mais plutôt l'œuvre littéraire que les élèves trouvent inaccessible et volumineux, a affirmé Me Sarr, invitant les pouvoirs publics à accompagner les activités périscolaires. Des études montrent que les élèves ne lisent pas. Moi, je dirais qu'ils lisent mais de quelle manière. La plupart d'entre eux s'intéressent aux journaux, aux manuels ou les fascicules que les professeurs distribuent pendant les cours, a-t-elle, dit lors d'une table-ronde sur la lecture, à l'occasion de la célébration de la journée mondiale du livre. Selon Dieynaba Sarr, en dehors des textes étudiés en classe, les élèves ne connaissent pas d'autres œuvres ou d'autres auteurs phares de la littérature étrangère ou africaine. Les pouvoirs publics, par le biais du ministère de la Culture, devraient à cet effet accompagner et soutenir les activités périscolaires qui visent à faire aimer la lecture aux enfants, a-t-elle dit. Elle a, à cet égard, déploré la crise de l'œuvre littéraire dans les établissements d'enseignement moyen secondaire. Dans certains établissements publics de la banlieue dakaroise, certains vous disent clairement +nous voulons lire mais n'avons pas les moyens de nous acheter les ouvrages+, a souligné Mme Sarr pour qui ce problème peut être résolu par la subvention des manuels scolaires et le renouvellement des bibliothèques dans les écoles. Le directeur du livre et de la lecture, Ibrahima Lô, a invité pour sa part, les parents d'élèves, enseignants et éditeurs à se pencher sur la question de savoir pourquoi les élèves ne lisent pas et comment les amener à aimer la lecture. Il n'est pas question de brûler le livre à l'ère des technologies de l'information et de la communication mais de voir comment faire pour que les apprenants s'intéressent davantage à la lecture, a-t-il dit. Pour M. Lô, si les opérateurs (enseignants, parents d'élèves, etc.) viennent vers le mécanisme pour chercher les ressources et qu'ils remplissent les conditions, le livre est mis à leur disposition. Toutefois, a-t-il ajouté l'idéal est que cet appui de l'Etat puisse avoir une incidence sur le prix du livre en vue de favoriser la lecture.