Le climat social et l'émigration clandestine en exergue

Télécommunications

Avec une école malade, une santé agonisante, un tourisme en crise, un chômage ambiant, La Tribune estime que ca ne va pas chez Macky. Le Sénégal ressemble étrangement à un grand malade dont tous les organes vitaux semblent infectés. Malgré les discours lénifiants tendant à faire croire que tout va pour le meilleur des mondes, la réalité est têtue et les Sénégalais font face actuellement à des crises récurrentes aussi bien au niveau de l'éducation, de la santé, du tourisme (…), souligne La Tribune. Certes des efforts énormes sont consentis pour abréger les souffrances, mais ils constituent de petites gouttes d'eau dans un océan de maux. Et Macky et les siens peinent à trouver les mots pour convaincre. Le Plan Sénégal émergent(PSE) est si ambitieux. Mais à long terme, on va tous mourir…, écrit le journal. Pour Walfadjri, Macky Sall se trouve entre le marteau des syndicats et l'enclume des alliés. de son côté, L'Observateur, qui fait l'autopsie d'un échec, scrute la communication autour des réalisations du gouvernement pour expliquer ces failles qui plombent la visibilité des actions de Macky Sall. Yaxam Mbaye, secrétaire d'Etat à la Communication, explique ces difficultés par des problèmes de discipline et un manque de communication interne. Loin de cette actualité, dans sa livraison du jour, Le Quotidien aborde les naufrages en Méditerranée et titre : Maka Coulibantan pleure ses 13 fils. Treize jeunes sont déclarés morts noyés dans les eaux de la Méditerranée laissant derrière eux, des parents et familles dans la détresse, selon le journal qui souligne que le chef de l'Etat a salué, lors du conseil des ministres, la mémoire des victimes des naufrages et appelé à une mobilisation africaine face au drame de l'émigration clandestine. Le Soleil relaie également cet appel (du chef de l'Etat) à une mobilisation générale contre l'émigration clandestine. En économie, l'actualité est dominée par le changement de direction à la CBAO. CBAO-Attijariwafa Bank, Abdelkrim Raghni viré, annonce Le Témoin au quotidien. La CBAO, la plus grande banque du Sénégal, traverse depuis quelques temps une crise marquée par une baisse de son bénéfice, une gestion décriée et un climat social trouble, rapporte Le Témoin. Cette situation a amené la direction centrale basée au Maroc à contraindre à la sortie, le sulfureux directeur général, Abdelkrim Raghni. Ce dernier va faire valoir ses droits à la retraite. Il est remplacé par Mounir Ouighiri, qui était jusqu'à sa nomination, hier, directeur du Réseau Afrique du groupe Attijariwafa Bank à Casablanca (…), selon le journal. Enquête explique pourquoi Attijari a sacrifié Raghni. Le journal fait état d'une dégradation du climat social au sein de l'institution bancaire, les employés sénégalais déplorant le management de celui qui était jusqu'ici en prolongation avec un contrat spécial car admis à la retraite depuis 3 ans. Depuis longtemps, les travailleurs déversaient sur la place publique leur courroux. Le pic de la crise a été atteint quand la direction générale a interdit, mardi dernier, la tenue d'une assemblée générale dans l'enceinte du siège de la société, écrit Enquête. Les employés dénonçaient l'inaccessibilité au crédit à l'image de tous les travailleurs de banque et le non-paiement de leurs primes +réduites comme peau de chagrin du fait des charges des expatriés (…)+, ajoute la publication.