Le Secrétaire général du SATUC pour un pacte de stabilité

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On ne peut pas faire une réforme par la force, il faut l'implication de tous les acteurs, selon Aboubacry Niane qui s'exprimait à l'ouverture du cinquième congrès du SATUC axé sur le Thème : Le SUTAC face aux enjeux de la réforme de l'enseignement supérieur. Durant deux jours, les participants vont se pencher sur les sujets liés au statut des personnels des universités, le fonds de solidarité et partage, le mécanisme de solidarité pour les retraités. Il est également prévu l'élection d'un nouveau Secrétaire général du SATUC. L'enseignement supérieur du Sénégal a très peu bougé depuis les indépendances, a relevé Aboubacry Niane, estimant qu'il faudrait trouver un mécanisme financement de l'enseignement supérieur. L'enseignement supérieur traverse une situation difficile, et c'est un enjeu national (…) L'enseignement Supérieur public est performant, mais la crise cyclique fait que nous sommes en train de perdre beaucoup de choses au plan national et international, a-t-il ajouté. Pour lui, il faut arriver à un pacte de stabilité, sur une durée, qui permettra à l'ensemble des acteurs de stabiliser l'enseignement supérieur. Selon lui, il faudrait, d'une part, qu'il y ait une volonté patriotique des syndicats, des étudiants, de sauver l'enseignement supérieur, d'autre part, il faut aussi une volonté politique de respecter les engagements, et de mettre un minimum de normes en termes de fonctionnement des universités. La réforme du social est conditionnée par la réforme du pédagogique, a relevé M. Niane, soulignant que s'il n' y a pas une bonne condition au niveau du social, il ne peut y avoir de bonnes études. Les bourses d'études, a t-il dit, doivent aider les étudiants à pouvoir réussir.