Fatick : 800 millions pour lutter contre la déforestation

Agriculture

Elles comptent également réaliser 30 plans d'aménagements et de gestion de parcs, 300 km de pare-feu et 3000 hectares de reboisement, a indiqué le président du conseil départemental de Fatick, Omar Sène. Il intervenait, samedi à Fimela, au cours de la Journée mondiale de forêts, portant sur "Forêts, arbres et changement climatique". De nombreux experts ont participé à ce Forum sur le rôle des forêts et des arbres dans la restauration des sols salés. Au nom de ses pairs, M. Sène a sollicité l'accompagnement du ministère de l'Environnement et du développement durable, pour la réalisation de ce projet qui devrait permettre de "renforcer la résilience face au défi que constitue le changement climatique". "Nous ne sommes pas en reste dans la promotion d'une gestion rationnelle des ressources naturelles et forestières de la région. C'est en ce sens que nous nous inscrivons dans la même dynamique", a-t-il fait savoir. Il a rappelé que dans le cadre du programme, six plans d'aménagement et de gestion des forêts avaient été réalisés et plus de 2060 hectares de terres salées récupérés. Fatick s'active dans l'agriculture "essentiellement pluviale", une activité dépendante des aléas climatiques, a souligné Omar Sène, se félicitant du choix porté sur la région pour abriter la Journée mondiale de forêts. Les problèmes environnementaux rencontrés dans cette région concernent le déficit pluviométrique, la mauvaise répartition de la pluviométrie dans l'espace et dans le temps, l'avancée de la langue salée, à quoi s'ajoutent des "facteurs anthropiques", dont la coupe abusive des arbres et les feux de brousse, a-t-il listé. "Toutes ces agressions ont fini d'installer la région de Fatick et ses populations dans la catégorie des zones les plus vulnérables face aux effets des changements climatiques", a indiqué le président du conseil départemental. Selon un bilan carbone de la région dont il a fait état, plus de 50% des trois millions de tonnes d'équivalent CO2 émises à Fatick, proviennent du secteur de la foresterie avec les feux de brousse, la déforestation mais également la consommation du bois de chauffe. "Cela illustre le caractère primordial et la nécessité de développer une démarche participative et inclusive pour renforcer la résilience des populations locales", a indiqué Omar Sène. Cela passe par "l'aménagement des forêts, la plantation des arbres et le bon suivi des reboisements dans le cadre d'un processus de récupération des terres salées", a-t-il poursuivi. "J'invite les uns et les autres à une meilleure protection et à une gestion plus rationnelle de nos ressources", a-t-il conclu, estimant que de cette manière, "le défi de l'atténuation des effets néfastes des changements climatiques peut être relevé".